Lignes directrices sur la prévention et le contrôle des infections: Lignes directrices

Sélectionnez un agent pathogène pour consulter les lignes directrices sur la prévention et le contrôle des infections dans les milieux de soins de santé canadiens.

  • Dernière mise à jour: 2026-10-08

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Épidémiologie descriptive

  • Le Candida auris (C. auris) est un champignon pathogène multirésistant qui peut causer des infections invasives associées aux soins de santé ainsi que des éclosions et qui, par conséquent, représente une grave menace pour la santé humaine à l’échelle mondiale.

  • On estime que les taux de mortalité liés aux infections invasives par Candida auris sont supérieurs à 40 %, ce qui est comparable à ceux observés pour d’autres micro-organismes résistants aux médicaments.Note de bas de page 1

  • Quatre-vingt-seize pour cent (n=105/109) des hôpitaux du PCSIN participent à la surveillance de C. auris. Entre la surveillance du PCSIN et celle du Laboratoire national de microbiologie, un total de 43 isolats (colonisations et infections) a été signalé entre 2020 et 2024 : 19 (44 %) des hôpitaux du PCSIN et 24 (56 %) des autres laboratoires d’hôpital signalées par l’entremise du Laboratoire national de microbiologie.Note de bas de page 2

  • Le nombre de cas de C. auris détectés par an était de quatre en 2020, trois en 2021, 12 en 2022, 10 en 2023, 14 en 2024 et 31 en 2025.Note de bas de page 3

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Organisation : Agence de la santé publique du Canada

Date de publication : 2024
No de cat. : HP40-378/2025F-PDF
ISBN : 978-0-660-75112-2
Pub. : 240732

Candida auris (C. auris) est un organisme fongique résistant aux antimicrobiens qui peut persister dans l'environnement, a un taux de mortalité élevé et est résistant aux désinfectants à base d'ammonium quaternaire.

Transmission

  • Transmission de contact nécessitant des précautions de contact dans une chambre individuelle avec toilettes privées ou commode dédiée.

Équipement de protection individuelle (EPI)

  • Les travailleurs de la santé doivent porter des gants et une blouse à manches longues en tout temps lorsqu'ils sont dans l'aire de soins du patient.
  • Les visiteurs doivent porter le même EPI que les travailleurs de la santé lorsqu'ils se trouvent dans l'aire de soins des patients.

Désinfection

  • Santé Canada a approuvé un désinfectant pour les hôpitaux dont l'efficacité contre C. auris est attestée.
  • Des données in vitro laissent entendre que les désinfectants à base de chlore et de peroxyde d'hydrogène sont également efficaces contre C. auris.

Dépistage

  • Un dépistage à l'admission (un simple écouvillon bilatéral de l'aisselle et de l'aine) doit être effectué pour tout patient(e) admis(e) dans un établissement de soins de santé, si :
    • Il/elle a été admis(e) dans un hôpital ou un établissement de soins de longue durée à l'étranger (y compris aux États-Unis) au cours des 12 derniers mois;
    • Il/elle a été transféré(e) d'un établissement de santé canadien avec une épidémiologie connue de C. auris en cours.

Gestion des éclosions

  • Toute transmission nosocomiale de C. auris chez les patients doit être considérée comme une éclosion.
  • La décolonisation des patients positifs à C. auris n'est pas recommandée.
  • Il faut accroître le nettoyage et la désinfection.
  • La confirmation en laboratoire de C. auris à partir d'un échantillon clinique ou de dépistage est nécessaire pour identifier les cas.
  • Des enquêtes ponctuelles sur la prévalence devraient être réalisées au moins une fois par semaine et en fonction de l'épidémiologie et du degré de transmission.

Épidémiologie descriptive

  • Les hantavirus sont un groupe de virus à ARN zoonotiques présents chez des rongeurs réservoirs tels que les souris, les rats et d’autres rongeurs) partout dans le monde, y compris au Canada. Les infections à hantavirus sont rares, et le risque de contracter une infection à hantavirus au Canada ou dans d’autres régions du monde est faible.Note de bas de page 1

  • À l’échelle mondiale, on estime que le nombre de cas d’infection varie chaque année entre 10 000 et plus de 100 000Note de bas de page 2,Note de bas de page 3,Note de bas de page 4, et l’Asie et l’Europe sont les régions les plus touchées. La transmission de personne à personne des hantavirus est rare. Les seuls cas de transmission de personne à personne signalés concernaient le virus Andes, généralement à la suite d’un contact étroit et prolongé.

  • Les données disponibles indiquent que le risque de transmission des hantavirus dans le cadre des soins de santé, y compris le virus Andes, est très faible lorsque des mesures appropriées de prévention et de contrôle des infections sont mises en place. Note de bas de page 5

  • Le 17 mai 2026, le Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg a confirmé qu’un passager canadien du navire de croisière MV Hondius avait été déclaré positif au hantavirus Andes.

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Organisation : Agence de la santé publique du Canada

Date de publication : 2026

ANDV n’est pas endémique au Canada et se distingue, sur le plan épidémiologique, des espèces de hantavirus endémiques au Canada.

Transmission

  • L’infection par un hantavirus est principalement liée à un contact direct avec des rongeurs ou avec leurs excréments et leur urine.
  • L’espèce de hantavirus Andes (ANDV) peut se transmettre d’une personne à l’autre, principalement lors de contacts étroits et prolongés. Elle n’a pas démontré sa capacité à se propager à grande échelle et de manière prolongée.
  • Période d’incubation : 1 à 8 semaines, la plupart des personnes présentent des symptômes entre 2 et 4 semaines après l’exposition.

Précautions additionnelles

  • Appliquer les précautions contre la transmission aérienne, par gouttelettes et par contact pour les cas suspects, probables et confirmés d’ANDV, ainsi que pour les contacts à haut risque.
  • En cas de suspicion d’ANDV, prévenir immédiatement les autorités de santé publique locales.

Équipement de protection individuelle et placement des patients

Les équipements de protection individuelle (EPI) recommandés comprennent, au minimum :

  • Des gants
  • Une blouse résistante aux liquides ou imperméable
  • Une protection oculaire, comme des lunettes de protection ou une visière
  • Un masque respiratoire N95 ayant fait l’objet d’un test d’ajustement, ou offrant une protection équivalente ou supérieure
  • Cet EPI doit être porté lors du soin de cas suspects, probables et confirmés d’ANDV, ainsi que lors du soin de contacts à haut risque.
  • Les patients chez lesquels on soupçonne, présume ou confirme une infection par le virus ANDV doivent de préférence être placés dans une chambre d’isolement pour infections transmises par voie aérienne (CIIA).

Déchets, nettoyage de l’environnement et désinfection

  • Utiliser, dans la mesure du possible, du matériel de soins jetable. Le matériel réutilisable doit être réservé à l’usage d’un seul patient.
  • Utiliser de la vaisselle et des couverts jetables.
  • Les déchets doivent être gérés conformément aux réglementations, politiques et procédures régionales et locales.
  • L’environnement de soins doit être nettoyé et désinfecté à l’aide de désinfectants approuvés par Santé Canada destinés aux hôpitaux ou aux établissements de santé. Nettoyer et désinfecter plus fréquemment les surfaces fréquemment touchées.

Visiteurs

  • Éviter l’accès des visiteurs à la chambre du patient.
  • Envisager des visites en ligne.
  • Si nécessaire, le personnel soignant et les visiteurs doivent également porter une blouse résistante aux liquides ou imperméable, des gants, une protection oculaire et un masque respiratoire, ou un équipement offrant une protection équivalente ou supérieure.

Source : Agence de la santé publique du Canada. (2026).

Épidémiologie descriptive

  • Les entérobactéries productrices de carbapénémases (EPC) constituent une source importante d’infections associées aux soins de santé (IASS) en raison des traitements limités dont on dispose. Elles ont été associées à des éclosions dans des établissements de santé partout dans le monde et peuvent entraîner des issues cliniques défavorables ainsi qu’une hausse des coûts des soins de santé. Note de bas de page 1

  • Au Canada, nous avons détecté les CPE pour la première fois en 2008. Depuis, le nombre de cas n’a cessé d’augmenter, et nous avons observé plusieurs éclosions de grande ampleur.Note de bas de page 1

  • Les taux d’infection par EPC au Canada sont passés de 0,05 pour 10 000 journées-patients en 2020 à 0,20 pour 10 000 journées-patients en 2024. Toutefois, la mortalité toutes causes confondues liée aux EPC a diminué, passant de 18,0 décès pour 100 cas en 2020 à 15,1 décès pour 100 cas en 2024.Note de bas de page 2

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Organisation : Agence de la santé publique du Canada

Date de publication : 2026

Les entérobactéries productrices de carbapénémases (EPC) sont un groupe d’organismes résistants aux antibiotiques capables de produire des enzymes qui peuvent décomposer les antibiotiques carbapénèmes.

Transmission

  • Transmission par contact nécessitant des précautions contre la transmission par contact dans une chambre individuelle avec toilettes ou siège d’aisance dédiés.
  • Les éviers et drains contaminés peuvent développer des biofilms d’EPC et entraîner une transmission par éclaboussures.
  • Les patients doivent être placés à une distance minimale de 1 mètre (3 pieds), ou plus, des lavabos, douches et drains.

Équipement de protection individuelle (EPI)

  • Il faut porter des gants en tout temps dans l’environnement de soins du patient.
  • Il faut porter une blouse à manches longues si les vêtements ou les avant-bras risquent d’entrer en contact avec le patient ou l’environnement de soins du patient.
  • Les visiteurs doivent porter le même EPI que les travailleurs de la santé lorsqu’ils se trouvent dans l’environnement de soins du patient.

Désinfection

  • Toutes les surfaces horizontales et fréquemment touchées doivent être nettoyées au moins une fois par jour à l’aide d’un désinfectant hospitalier approuvé par Santé Canada dont l’efficacité contre l’EPC a été attestée.
  • Compte tenu de leur structure complexe et de leur rôle documenté dans la transmission, les endoscopes doivent être retraités efficacement.

Dépistage

Les personnes présentant l’un des facteurs de risque suivants sont considérées comme étant à haut risque et doivent faire l’objet d’un dépistage à l’admission :

  • Hospitalisation à l’extérieur du Canada au cours des 12 derniers mois
  • Infection ou colonisation à EPC antérieure
  • Transfert depuis un établissement, ou admission antérieure dans un établissement, ayant connu une éclosion d’EPC au cours des 12 derniers mois
  • Lien épidémiologique avec un cas confirmé d’infection ou de colonisation à EPC
  • Résidence dans une région où l’incidence communautaire de l’EPC est élevée

Le dépistage doit comprendre un prélèvement du rectum, des sites précédemment positifs et de tout site cliniquement pertinent.

Gestion des éclosions

  • Une éclosion est définie comme 2 cas confirmés ou plus d’EPC, non connus pour avoir été colonisés ou infectés avant ou au moment de l’admission, avec un lien épidémiologique dans le temps et le lieu.
  • Les établissements de santé doivent effectuer une recherche des contacts étroits.
  • Les contacts étroits sont des patients qui ont partagé la même chambre ou salle de bain pendant une longue période, par exemple 24 heures, avec un patient colonisé ou infecté par l’EPC.
  • Le nettoyage et la désinfection de l’environnement de soins doivent être intensifiés.

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