Consommation de substances chez les étudiants de niveau postsecondaire au Canada: Résumé

Faits saillants de l’Enquête canadienne sur la consommation d’alcool et de drogue dans les établissements d’enseignement postsecondaire (ECCADEEP) de 2024-2025 de Santé Canada. Les données de tous les cycles de l’ECCADEEP sont disponibles dans l’outil Consommation de drogues et d’alcool au Canada.

  • Dernier mise à jour : 2025-01-31

Sur cette page

Comment la consommation de substances est-elle surveillée?

Santé Canada surveille la consommation de substances et ses répercussions sur les étudiants de niveau postsecondaire par le biais de l’Enquête canadienne sur la consommation d’alcool et de drogue dans les établissements d’enseignement postsecondaire (ECCADEEP). Les résultats de l’enquête contribuent à façonner les politiques et les programmes visant à répondre à la consommation de substances et à soutenir les étudiants.

Les objectifs de l’enquête sont les suivants :

L’enquête portait sur la consommation par les étudiants des substances suivantes :

Ce résumé fournit les principales conclusions de la troisième itération de l’enquête, qui s’est déroulée du 2 octobre 2024 au 15 avril 2025. Un total de 43 établissements d’enseignement ont participé, y compris des universités, des collèges, des cégeps et des polytechniques répartis dans neuf provinces et deux territoires. Au total, 29 371 étudiants ont répondu à l’enquête. Ce résumé se concentre sur les étudiants âgés de 17 à 25 ans (n = 22 961) afin de s’aligner avec les données des itérations précédentes.

Les données de cette itération, modifiées pour protéger l’identité des étudiants et des établissements d’enseignement, seront disponibles à une date ultérieure sur le portail du gouvernement ouvert en tant que fichier de microdonnées à grande diffusion (FMGD). Le FMGD de 2021-2022 est actuellement disponible (Données du FMGD de l’ECCADEEP 2021-2022 – Portail du gouvernement ouvert).

Pour plus de détails sur ce résumé, y compris les définitions des termes et d’autres renseignements pour vous aider à comprendre les données, veuillez consulter les Notes techniques.

Pour des résumés précédents, consultez les rapports archivés.

Pour consulter les résultats détaillés de tous les cycles des ECCADEEP de la série, veuillez consulter l’outil de données sur la Consommation de drogues et d’alcool au Canada.

Dans quelle mesure la consommation de substances est-elle fréquente?

Figure 1 : Pourcentage d’étudiants de niveau postsecondaire au Canada déclarant consommer des substances, par substance, ECCADEEP 2024-2025

Figure 1 : Texte descriptif

Beaucoup d’étudiants consomment des substances (figure 1). Selon la consommation autodéclarée au cours des 12 derniers mois :

Ce sont les substances les plus couramment consommées par les étudiants.

Les étudiants ont également été interrogés à propos de 15 substances illégales et autres substances préoccupantesFootnote , et 11 % ont déclaré en avoir consommé au moins une. Les plus courantes étaient :

Environ 18 % des étudiants n’ont consommé aucune substance au cours des 12 derniers mois. Les étudiants ont le plus souvent déclaré avoir consommé une (30 %) ou deux (22 %) substances.

Remarque : On n’a pas demandé aux étudiants s’ils avaient vapoté ou fumé au cours des 12 derniers mois. Cependant, lorsqu’on leur a posé la question au sujet des 30 derniers jours, 18 % ont dit avoir vapoté (avec ou sans nicotine, sans inclure le cannabis) et 10 % ont dit avoir fumé des cigarettes.

Pour consulter toutes les données disponibles par cycle, substance et période, visitez l’outil de données sur la Consommation de drogues et d’alcool au Canada.

Quels sont les tendances en matière de consommation de substances?

Figure 2 : Pourcentage d’étudiants de niveau postsecondaire au Canada déclarant consommer des substances, par substance, ECCADEEP 2024-2025 comparativement à l’ECCADEEP 2021-2022

Figure 2 : Texte descriptif

Changements dans le temps

Par rapport à 2021-2022 (figure 2), les résultats de l’année scolaire 2024-2025 pour les substances légales et illégales les plus courantes consommées au cours des 12 derniers mois ont montré ce qui suit :

Les étudiants n’ont pas été interrogés sur le vapotage ou le tabagisme au cours des 12 derniers mois. Pour la période des 30 derniers jours, les résultats n’ont montré aucune différence significative entre 2024-2025 et 2021-2022.

La consommation d’opioïdes pharmaceutiques et de stimulants sur ordonnance n’a pas été comparée au cycle précédent parce que les questions d’enquête étaient formulées différemment. En 2021-2022, les opioïdes pharmaceutiques étaient appelés « analgésiques » et les stimulants sur ordonnance, « stimulants ». Ces termes ont été clarifiés dans le cycle actuel afin d’améliorer la compréhension des participants et la précision des réponses. Cela a peut-être influencé la façon dont les étudiants répondaient par rapport au cycle précédent.

Pour consulter toutes les données disponibles par cycle, substance et période, visitez l’outil de données sur la Consommation de drogues et d’alcool au Canada.

Consommation de plusieurs substances

Certains étudiants ont signalé avoir consommé plus d’une substance en même temps ou à des périodes suffisamment rapprochées dans le temps pour que leurs effets se chevauchent (ce que l’on appelle la « polyconsommation de substances »).

Parmi les étudiants ayant déclaré une polyconsommation de substances au cours des 30 derniers jours, 74 % ont déclaré avoir consommé de l’alcool et du cannabis ensemble—la combinaison la plus courante. Pour d’autres combinaisons, consultez l’outil de données sur la Consommation de drogues et d’alcool au Canada.

Modes de consommation

Les étudiants ayant déjà consommé des substances illégales ou d’autres substances préoccupantesFootnote ont déclaré les méthodes qu’ils avaient essayées. Les méthodes les plus courantes étaient la voie orale (84 %), l’inhalation (32 %), et la voie nasale (30 %). Deux pour cent (2 %) avaient essayé l’injection.

Qu’est-ce qui influence la consommation de substances?

Raisons de la consommation

On a demandé aux étudiants pourquoi ils avaient consommé certaines substances. La liste complète des raisons pour la consommation des substances ci-dessous et pour d’autres substances est disponible dans l’outil de données sur la Consommation de drogues et d’alcool au Canada. Les raisons les plus courantes de consommer les substances courantes sont les suivantes :

Différences sociodémographiques

L’enquête posait des questions aux répondants pour mieux comprendre leurs caractéristiques personnelles et d’étudiants (connues sous le nom de « données sociodémographiques »). Examiner les données sociodémographiques aide à montrer comment la consommation de substances diffère selon les groupes, ce qui peut guider des interventions plus adaptées lorsque nécessaire. Bien que l’outil de données sur la Consommation de drogues et d’alcool au Canada inclue de nombreuses répartitions de données utilisant des caractéristiques sociodémographiques, ce résumé se concentre sur cinq facteurs clés où des différences constantes ont été observées dans la consommation de substances courantes : âge, sexe, LGBTQ2+, santé mentale et statut d’étudiant international.

Âge

Figure 3 : Pourcentage d’étudiants de niveau postsecondaire au Canada déclarant consommer des substances, par substance et âge, ECCADEEP 2024-2025
Figure 3 : Texte descriptif

Répartition de l’échantillon : 37 % des répondants avaient entre 17 et 19 ans, 43 % entre 20 et 22 ans, et 20 % entre 23 et 25 ans.

Résultats : Pour la plupart des substances, il n’y avait aucune différence selon le groupe d’âge. Pour le cannabis, les sédatifs sur ordonnance, la cocaïne et l’ecstasy, le groupe d’âge le plus jeune (17 à 19 ans) a déclaré la consommation la plus faible (figure 3). La plus grande différence concernait le cannabis, avec 32 % des 17 à 19 ans déclarant en consommer, comparativement à 45 % des 20 à 22 ans et 42 % des 23 à 25 ans.

Sexe

Figure 4 : Pourcentage d’étudiants de niveau postsecondaire au Canada déclarant consommer des substances, par substance et sexe à la naissance, ECCADEEP 2024-2025
Figure 4 : Texte descriptif

Répartition de l’échantillon : 46 % des répondants se sont vu attribuer un sexe masculin à la naissance et 54 %, un sexe féminin.

Résultats : Comparativement aux étudiants masculins, un pourcentage plus élevé d’étudiantes a déclaré avoir consommé de l’alcool, des opioïdes pharmaceutiques et des sédatifs sur ordonnance (figure 4). La plus grande différence concernait l’alcool, avec 78 % des étudiantes déclarant en consommer contre 71 % des étudiants de sexe masculin. Un pourcentage plus élevé d’étudiants de sexe masculin a déclaré avoir consommé des cigarettes, avec une différence absolue de 4 %.

LGBTQ2+

Figure 5 : Pourcentage d’étudiants de niveau postsecondaire au Canada déclarant consommer des substances, par substance et identité de genre ou sexuelle minoritaire, ECCADEEP 2024-2025
Figure 5 : Texte descriptif

Répartition de l’échantillon : 27 % des répondants étaient membres de la communauté LGBTQ2+ et 73 % ne s’identifiaient pas comme tel.

Résultats : Comparativement aux étudiants qui ne s’identifiaient pas comme membres de la communauté LGBTQ2+, un pourcentage plus élevé d’étudiants LGBTQ2+ a déclaré avoir consommé la plupart des substances (figure 5). La plus grande différence concernait le cannabis, avec 52 % des étudiants LGBTQ2+ déclarant en consommer, comparativement à 35 % des étudiants qui ne s’identifiaient pas comme membre de la communauté LGBTQ2+.

Santé mentale

Figure 6 : Pourcentage d’étudiants de niveau postsecondaire au Canada déclarant consommer des substances, par substance et santé mentale autoévaluée, ECCADEEP 2024-2025
Figure 6 : Texte descriptif

Répartition de l’échantillon : 36 % des étudiants ont déclaré que leur santé mentale était mauvaise ou passable (« mauvaise santé mentale ») et 64 % ont déclaré que leur santé mentale était bonne, très bonne ou excellente (« bonne santé mentale »).

Résultats : Comparativement aux étudiants ayant une bonne santé mentale, un pourcentage plus élevé d’étudiants ayant une mauvaise santé mentale a déclaré avoir consommé la plupart des substances (figure 6). La plus grande différence concernait les sédatifs sur ordonnance, avec 18 % des étudiants ayant une mauvaise santé mentale déclarant en consommer, comparativement à 6 % des étudiants ayant une bonne santé mentale.

Étudiants nationaux

Figure 7 : Pourcentage d’étudiants de niveau postsecondaire au Canada déclarant consommer des substances, par substance et statut d’étudiant international, ECCADEEP 2024-2025
Figure 7 : Texte descriptif

Répartition de l’échantillon : 90 % des répondants étaient des étudiants nationaux et 10 % des étudiants internationaux.

Résultats : Comparativement aux étudiants internationaux, un pourcentage plus élevé d’étudiants nationaux a déclaré avoir consommé de l’alcool, du cannabis, des produits de vapotage, des stimulants sur ordonnance, des sédatifs sur ordonnance et des psychédéliques (figure 7). Les pourcentages étaient les mêmes ou similaires (à moins de 1 %) pour les opioïdes pharmaceutiques, les cigarettes, l’ecstasy ou des drogues de synthèse similaires, et la cocaïne. La plus grande différence concernait l’alcool, avec 78 % des étudiants nationaux déclarant en consommer contre 50 % des étudiants internationaux

Quels préjudices les étudiants subissent-ils relativement à la consommation de substances?

Préjudices liés à la consommation de substances

Figure 8 : Pourcentage d’étudiants de niveau postsecondaire au Canada déclarant des préjudices liés à la consommation de substances, ECCADEEP 2024-2025

Figure 8 : Texte descriptif

De nombreux étudiants ont déclaré avoir subi des dommages liés à la consommation de substances (figure 8) :

Aide professionnelle

Parmi ceux qui ont déclaré la consommation de substances spécifiques :

Consommation de substances et véhicules

Dans cette section, une consommation de cannabis signifie ingérer du cannabis (à manger/à boire/par capsules) dans les 4 dernières heures ou inhaler (fumer/vapoter) dans les 2 dernières heures. Une consommation d’alcool signifie avoir bu deux verres ou plus d’alcool dans les deux heures précédentes.

Au cours des 12 derniers mois, parmi les étudiants de niveau postsecondaire au Canada :

Les étudiants sont-ils au courant des renseignements sur la santé liés aux substances?

Figure 9 : Pourcentage d’étudiants de niveau postsecondaire au Canada déclarant être conscients de l’information sur la santé liée aux substances, ECCADEEP 2024-2025

Figure 9 : Texte descriptif

Les étudiants ont différents niveaux de connaissance des renseignements sur la santé liés aux substances (figure 9) :

Bien que plus de la moitié des étudiants ne connaissaient pas les directives de consommation d’alcool, presque tous ceux qui ont déclaré avoir consommé de l’alcool au cours des 30 derniers jours (99 %) ont déclaré avoir utilisé des stratégies pour ralentir la consommation d’alcool, éviter l’intoxication et prévenir les conséquences dangereuses liées à l’alcool durant cette période. Les stratégies les plus couramment employées « toujours » ou « généralement » incluaient :

Citation suggérée

Santé Canada. Consommation de substances chez les étudiants de niveau postsecondaire au Canada, ECCADEEP 2024-2025 Infobase Santé. 2025 [mis à jour ; cité ]. Accès : .

Résumés des ECCADEEP rapports précédents

Plus d’information sur la consommation de substances au Canada

Santé Canada dirige l'Enquête canadienne sur la consommation d’alcool et de drogue dans les établissements d’enseignement postsecondaire (ECCADEEP). Pour plus de renseignements sur l'enquête ou ses résultats, veuillez contacter le Bureau de la recherche et de la surveillance des drogues par courriel à odrs-brsd@hc-sc.gc.ca.

Notes de bas de page

Note de bas de page †

Les étudiants ont été interrogés à propos de 15 substances illégales et autres, notamment : cocaïne, fentanyl, héroïne, amphétamines/méthamphétamines illégales, ecstasy ou drogues de synthèse similaires, salvia, psychédéliques, dissociatifs, inhalants, méphédrone, cannabinoïdes synthétiques, BZP/TFMPP, azote nitreux, nitrites d’alkyle et kratom.

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Note de bas de page *

Différence statistiquement significative.

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Note de bas de page Ф

ASSIST : le test ASSIST [Alcohol, Smoking and Substance Involvement Screening Test (test de dépistage de la consommation d’alcool, de tabac et de substances)] a été mis au point pour l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) par un groupe international de chercheurs spécialisés dans la consommation à haut risque de substances afin de détecter et de gérer la consommation de substances et les problèmes connexes dans les établissements de soins médicaux primaires et généraux. Le module ASSIST est utilisé pour dépister la consommation problématique de cannabis chez les répondants de l’ECCADEEP.

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Note de bas de page ¥

Les « directives de consommation d’alcool » peuvent faire référence soit aux Directives de consommation d’alcool à faible risque du Canada (2011), soit aux Repères canadiens sur l’alcool et la santé (2023).

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