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Enquête canadienne sur la consommation d’alcool et de drogues dans les établissements d’enseignement postsecondaire 2019/2020 Publication: ()

Sommaire

La consommation de substances représente un risque pour la santé et la sécurité des étudiants postsecondaires aux Canada.

L’Enquête canadienne sur la consommation d’alcool et de drogue dans les établissements d’enseignement postsecondaire (ECCADEEP) contribue à la stratégie nationale de surveillance de Santé Canada, qui fournit au gouvernement du Canada des renseignements essentiels sur la consommation de substances par les Canadiens. Les enquêtes comme l’ECCADEEP fournissent aux organisations gouvernementales et non gouvernementales des données importantes qui peuvent orienter les politiques et les programmes de soutien à l’intention des jeunes et des jeunes adultes.

En novembre 2019, le premier cycle de collecte de données pour l’ECCADEEP a été lancé. L’objectif de cette enquête est de recueillir des renseignements détaillés sur les habitudes de consommation de substances chez les étudiants de niveau postsecondaire au Canada, et sur les conséquences de cette consommation sur leur vie.


Étudier les données

Que démontrent les figures et les tableaux?

Les résultats suivants constituent un aperçu des statistiques sur la consommation de substances chez les étudiants de 17 à 25 ans qui fréquentent une université canadienne ou un collège/CÉGEP canadien. Au total, 21 297 réponses ont été reçues dans le cadre de l’enquête en ligne entre le 5 novembre 2019 et le 23 mars 2020, dans quatre régions du Canada. Il s’agit des Prairies (Alberta, Saskatchewan et Manitoba), de l’Ontario, du Québec et de l’Atlantique (Terre-Neuve, Nouveau-Brunswick, Île-du-Prince-Édouard et Nouvelle-Écosse). L’ECCADEEP 2019/2020 a évalué la consommation des substances suivantes chez les étudiants de niveau postsecondaire : alcool, cannabis, produits pharmaceutiques psychoactifs (c.-à-d. analgésiques, sédatifs et stimulants), drogues illégales (p. ex., héroïne et cocaïne), des produits de vapotage et le tabac.

Les figures montrent les indicateurs clés mesurés dans l’ECCADEEP par substance. Les données dans les figures montrent les résultats pour :

  • Tous les répondants
  • Les hommes vs. les femmes, en fonction du sexe biologique des répondants à la naissance.
  • L’année d’étude des répondants.

Les tableaux de données montrent:

  • Les données utilisées pour créer les figures.
  • Les principaux résultats de l’enquête 2019/2020, par substance.

Les résultats clés sont présentés pour l’ensemble des résultats, selon le sexe biologique des répondants à la naissance et l’année d’étude

Les notes techniques comprennent les définitions des variables, les règles de suppression des données et d’autres informations nécessaires à l’interprétation des données.


Points saillants des résultats

En général, les jeunes adultes consomment des substances à des niveaux plus élevés que la population générale, et cette tendance est apparente dans l’ECCADEEP 2019/2020. Les principaux faits saillants par substance sont résumés ci-dessous. Il est important de souligner que ces résultats sont basés sur des données autodéclarées qui peuvent être sujettes à un biais de rappel, et que les provinces et territoires du Canada ne sont pas tous représentés dans cette enquête. Ces facteurs peuvent avoir entraîné une augmentation ou une diminution de la prévalence déclarée.

Les résultats de l’ECCADEEP 2019/2020 indiquent qu’au cours des 12 derniers mois, la plus grande proportion d’élèves a consommé de l’alcool, suivie par la consommation de cannabis et la consommation problématique de produits pharmaceutiques.

Alcool

Figure

  • Au cours des 12 derniers mois, 84 % des étudiants ont consommé de l’alcool. La consommation d'alcool au cours des 12 derniers mois était plus importante chez les femmes et les étudiants de troisième année ou plus.

Figure 1: Équivalent textuel

Total Hommes Femmes 1re et 2e année d’étude 3e année d’étude ou plus
Consommation d'alcool – 12 derniers mois 84 % 83 % 85 %1 81 % 89 %2
  • 1 Les femmes étaient plus susceptibles que les hommes d’avoir consommé de l’alcool au cours des 12 derniers mois.
  • 2 Les étudiants de troisième année ou plus étaient beaucoup plus susceptibles que les étudiants de 1ère ou 2e année d’avoir consommé de l’alcool au cours des 12 derniers mois.

Les participants à l’ECCADEEP 2019/2020 ont été interrogés sur leur degré de connaissance des Directives de consommation d’alcool à faible risque (DCAFR) du Canada et sur leurs habitudes de consommation d’alcool. Des questions supplémentaires ont ensuite été posées à ceux qui ont déclaré avoir consommé de l’alcool afin de déterminer quelles boissons alcoolisées ils préféraient , les quantités d’alcool consommées, les méfaits de l’alcool, les stratégies de protection utilisées pour réduire l’intoxication et sur la conduite avec facultés affaiblies par l’alcool.

  • Un étudiant sur six (16 %) avait entendu parler des DCAFR du Canadai (17 % des hommes ; 16 % des femmes).
  • La grande majorité des participants à l’enquête ont consommé de l’alcool au cours de leur vie (88 %), au cours des 12 derniers mois (84 %) et au cours des 30 derniers jours (77 %).
  • Les hommes interrogés buvaient plus fréquemment au cours des 30 derniers jours. La proportion d’hommes qui buvaient une fois par semaine ou plus souvent, au cours des 30 derniers jours, était 46 %, comparativement à 35 % chez les femmes.
  • Lorsqu’on a demandé aux étudiants quelles boissons alcoolisées ils avaient consommées au cours des 30 derniers jours, la réponse la plus fréquente a été les spiritueux et les liqueurs (69 %), suivis par la bière (67 %). Les hommes sont plus enclins à consommer de la bière (85 % des hommes, 50 % des femmes) et des spiritueux et les liqueurs (74 % des hommes, 64 % des femmes), tandis que les femmes sont plus nombreuses à consommer des panachés contenant moins de 7 % d’alcool (50 % des hommes, 73 % des femmes), des panachés contenant au moins 7 % d’alcool (46 % des hommes, 58 % des femmes), du vin (54 % des hommes, 68 % des femmes) et du cidre (28 % des hommes, 35 % des femmes).
  • Au cours des 30 derniers jours, 60 % des répondants ont consommé l’alcool d’une manière excessive, soit 4 verres ou plus pour les femmes et 5 verres ou plus pour les hommes pour un seul événement au cours des 30 derniers jours.
  • Environ 74 % des répondants qui avaient consommé de l’alcool au cours du dernier mois ont déclaré se sentir ivres. Parmi les étudiants qui ont bu au cours du dernier mois, les hommes sont plus susceptibles de déclarer s’être enivrés une fois par semaine ou plus souvent (28 % des hommes, 17 % des femmes).
  • Parmi les étudiants qui ont consommé de l’alcool au cours des 12 derniers mois, 56 % avaient subi au moins un méfait lié à l’alcool au cours du dernier mois. Les cinq principaux méfaits (non mutuellement exclusifs) signalés sont les suivants : gueule de bois (33 %), manque d’énergie ou fatigue (25 %), consommation d’alcool les soirs où il était prévu de ne pas boire (22 %), paroles ou actes embarrassants (22 %), maux d’estomac ou vomissements (17 %).
  • Environ 31 % des répondants ont subi au moins un méfait au cours du dernier mois à la suite de la consommation d’alcool d’un autre élève. Les cinq préjudices secondaires les plus souvent signalés sont la nécessité de s’occuper d’un autre étudiant (14 %), la perturbation du sommeil (13 %), ils ont été bouleversé ou déçu (11 %), l’interruption de leurs études (8 %), le fait qu’un autre étudiant ait provoqué une dispute avec eux (7 %).
  • La majorité des répondants (98 %), qui ont consommé de l’alcool au cours des 30 jours précédents, ont « toujours » ou « habituellement » employé des stratégies de protection pour ralentir leur consommation d’alcool, éviter l’intoxication et prévenir les conséquences dangereuses liées à l’alcool.
  • Les répondants devaient indiquer s’ils avaient déjà été passagers dans une voiture conduite par une personne ayant consommé deux boissons alcoolisées ou plus au cours des deux heures précédant le moment où elle a pris le volant ou s’ils avaient déjà conduit après avoir eux-mêmes consommé de l’alcool. La proportion d’étudiants qui ont déclaré avoir conduit dans les deux heures après avoir consommé au moins deux boissons alcoolisées était de 9 % et les hommes étant plus susceptibles de le faire que les femmes (12 % des hommes, 6 % des femmes). Un étudiant sur six (16 %) a déclaré avoir déjà été passager dans une voiture conduite par une personne qui avait récemment consommé de l’alcool.

Cannabis et consommation de plusieurs substances

Figure

  • Au cours des 12 derniers mois, 48 % de tous les répondants ont consommé du cannabis. La consommation de cannabis au cours des 12 derniers mois était plus importante chez les hommes (51 % des hommes, 46 % des femmes) et chez les étudiants de troisième année ou plus (45 % en première et deuxième années, 53 % en troisième année ou plus).

Figure 9: Équivalent textuel

Total Hommes Femmes 1re et 2e année d’étude 3e année d’étude ou plus
Consommation de cannabis- 12 derniers mois 48 % 51 %1 46 % 45 % 53 %2
  • 1 Les hommes étaient plus susceptibles que les femmes d'avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois.
  • 2 Les étudiants de troisième année ou plus étaient plus susceptibles que les étudiants de première ou de deuxième année d'avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois.
  • On a demandé aux répondants s’ils avaient vu ou entendu des campagnes de sensibilisation ou des messages de santé publique ou de sécurité sur le cannabis à divers endroits depuis l’entrée en vigueur de la Loi sur le cannabis le 17 octobre 2018. Les lieus les plus fréquents où les étudiants ont vu ou entendu ces messages était les médias sociaux (74 %), suivis par l’établissement d’enseignement (71 %), les affiches ou les panneaux d’affichage publics (51 %) et la télévision ou la radio (50 %). Sept pourcent (7 %) des étudiants ont indiqué qu’ils n’avaient eu connaissance d’aucune campagne de sensibilisation ni d’aucun message de santé publique.
  • Au cours des 12 derniers mois, 48 % de tous les répondants ont consommé du cannabis. La consommation de cannabis au cours des 12 derniers mois était plus importante chez les hommes (51 % des hommes, 46 % des femmes) et chez les étudiants de troisième année ou plus (45 % en première et deuxième années, 53 % en troisième année ou plus).
  • Environ 33 % des répondants ont consommé du cannabis au cours des 30 derniers jours (36 % des hommes, 30 % des femmes) et 8 % en ont consommé presque quotidiennement (plus de 5 jours/semaine) au cours du dernier mois (9 % des hommes, 6 % des femmes).
  • Parmi les répondants qui ont consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois:
    • Environ la moitié des répondants (49 %) ont indiqué avoir consommé la même quantité de cannabis depuis la légalisation et la mise en œuvre de la réglementation afférente, un quart (25 %) ont indiqué avoir consommé plus de cannabis et 18 % en ont consommé moins.
    • Les produits du cannabis les plus couramment utilisés sont les fleurs et les feuilles séchées (74 %), suivis par les produits comestibles (59 %), les vaporisateurs stylos (40 %), le haschisch et le skuff (24 %), l’huile de cannabis à usage oral (24 %) ainsi que les concentrés et les extraits (17 %). Un pourcentage plus élevé d’hommes a déclaré avoir consommé des fleurs séchées (77 % d’hommes et 70 % de femmes), du haschisch et du skuff (29 % d’hommes et 18 % de femmes) ainsi que des concentrés et des extraits de cannabis (21 % d’hommes et 12 % de femmes), tandis qu’un pourcentage plus élevé de femmes a déclaré avoir consommé des produits comestibles (57 % d’hommes et 61 % de femmes) et des produits topiques (4 % d’hommes et 7 % de femmes).
    • En tout, 43 % des répondants ont déclaré avoir acheté le cannabis qu’ils ont utilisé auprès d’une source autorisée. Les principales sources d’approvisionnement en cannabis sont les suivantes : un point de vente autorisé (34 %), un ami (25 %), un échange entre amis (14 %), une source en ligne autorisée (9 %), une source en ligne illégale (5 %), un revendeur (4 %), un membre de la famille (3 %) et un point de vente illégal (3 %).
  • Parmi les étudiants qui ont consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, 17 % ont déclaré avoir conduit dans les deux heures suivant la consommation ou le vapotage de cannabis. Une proportion plus élevée d’hommes (20 %) que de femmes (14 %) ont déclaré avoir déjà conduit dans les deux heures après avoir utilisé du cannabis. Un tiers (31 %) de tous les répondants ont déclaré avoir été passagers d’une voiture conduite par une personne ayant consommé du cannabis dans les deux heures après avoir utilisé du cannabis.
  • Parmi ceux qui ont déclaré avoir consommé du cannabis au cours des trois derniers mois, les résultats du test Alcohol, Smoking and Substance Involvement Screening Test (ASSIST) ont indiqué qu’environ 33 % d’entre eux couraient un faible risque de développer des problèmes de santé liés au cannabis, 61 % couraient un risque modéré et 6 % étaient susceptibles d’être dépendants au cannabis.
  • Les personnes interrogées qui avaient consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois ont été invitées à dire si elles avaient consommé d’autres substances en même temps que le cannabis. Au cours des 12 derniers mois, les substances les plus couramment consommées en combinaison avec le cannabis ont été l’alcool (79 %), suivi du tabac (42 %), des hallucinogènes illégaux (12 %), des stimulants illégaux (10 %), des stimulants sur ordonnance (8 %), des opioïdes sur ordonnance (5 %), des sédatifs sur ordonnance (4 %) et des opioïdes illégaux (1 %).

Consommation de produits pharmaceutiques psychoactifs

Figure

  • Dans l’ensemble, 36 % des répondants ont consommé au moins un analgésique opioïdes, un stimulant ou un sédatif au cours des 12 derniers mois. Environ, 24 % ont utilisé des analgésiques, 12 % des stimulants et 9 % des sédatifs.

Figure 13: Équivalent textuel

Total Hommes Femmes 1re et 2e année d’étude 3e année d’étude ou plus
Analgésiques 24 % 20 % 28 %2 26 %3 23 %
Stimulants 12 % 14 %1 10 % 12 % 12 %
Sédatifs 9 % 5 % 12 %2 8 % 9 %
  • 1 Les hommes étaient plus susceptibles que les femmes d'utiliser des stimulants au cours des 12 derniers mois.
  • 2 Les femmes étaient plus susceptibles que les hommes d'utiliser des analgésiques au cours des 12 derniers mois.
  • 3 Les étudiants de 1re et 2e année étaient plus susceptibles que les étudiants de 3e année ou plus d'utiliser des analgésiques au cours des 12 derniers mois.
  • Dans l’ensemble, 36 % des répondants ont consommé au moins un analgésique opioïdes, un stimulant ou un sédatif au cours des 12 derniers mois. Les femmes ont indiqué des taux plus élevés de consommation de médicaments psychoactifs que les hommes (32 % des hommes, 40 % des femmes).
  • Parmi les répondants qui ont déclaré avoir consommé des produits pharmaceutiques psychoactifs au cours des 12 derniers mois (représentant 15 % de tous les étudiants), 37 % ont fait état d’une consommation problématique, et ce phénomène était plus fréquent chez les hommes (40 % contre 35 %). La consommation problématique de stimulants était plus élevée que la consommation problématique d’autres classes de produits pharmaceutiques psychoactifs, soit 60 %.
  • La prévalence de la consommation de toute drogue illégale au cours des 12 derniers mois pour des raisons autres que celles prescrites, les principales raisons pour chaque produit pharmaceutique étaient les suivantes : pour les aider à dormir (analgésiques opioïdes : 46 %), pour se défoncer ou pour obtenir la sensation qu’ils provoquent (sédatifs : 61 %) et pour se préparer aux examens (stimulants : 56 %).

Consommation de drogues illégales

Figure 15. Consommation de drogues illégales au cours des 12 derniers mois

  • Environ 15 % des participants ont déclaré avoir consommé au moins une de ces substances au cours des 12 derniers mois.

Figure 15: Équivalent textuel

Total Hommes Femmes 1re et 2e année d’étude 3e année d’étude ou plus
Cocaïne ou crack 7 % 8 %2 6 % 6 % 9 %3
Amphétamines en vente libre 2 % 2 %2 1 % 2 % 2 %
Méthamphétamine 0 % 1 %* 0,3 %8 0,5 %* #
Ecstasy ou drogues de synthèse semblables 6 % 6 %2 6 % 5 % 7 %3
Salvia 0 % 0,6 %* # 1 %* #
Hallucinogènes 8 % 11 %2 5 % 8 % 9 %3
Colle reniflée, essence et autres solvants 1 % 0,7 %* 0,4 %* 1 % #
Héroïne # # # # #
Cannabinoïdes synthétiques 0 % 0,4 %* # 0,4 %* #
Méphédrone # # # # #
BZP/TFMPP # # # # #
Toute drogue illégale1 15 % 18 %2 12 % 13 % 17 %3
  • * Variabilité modérée de l’échantillonnage; interpréter avec prudence.
  • # Variabilité d’échantillonnage élevée – même si une estimation peut être déterminée à partir du tableau, les données devraient être supprimées.
  • 1 Comprend au moins une drogue illégale dans ce tableau.
  • 2 Les hommes étaient plus susceptibles que les femmes d'avoir utilisé cette drogue au cours des 12 derniers mois.
  • 3 Les étudiants de 3e année ou plus étaient plus susceptibles que les étudiants de 1re et 2e année d'avoir utilisé ce médicament au cours des 12 derniers mois.
  • On a demandé aux participants de l’ECCADEEP s’ils avaient déjà consommé l’une des 11 drogues illégales suivantes au cours des 12 derniers mois : cocaïne et crack, amphétamines sans ordonnance, méthamphétamine, ecstasy ou autres drogues de confection/club similaires, hallucinogènes, héroïne, colle reniflée, essence ou autres solvants, salvia, cannabinoïdes synthétiques, méphédrone et BZP/TFMPP. Environ 15 % des participants ont déclaré avoir consommé au moins une de ces substances au cours des 12 derniers mois.
  • La prévalence de la consommation d’hallucinogènes au cours des 12 derniers mois était de 8 %, suivie de la cocaïne (7 %) et de l’ecstasy ou d’autres drogues de confection/club similaires (6 %).
  • La consommation de toute drogue illégale au cours des 12 derniers mois était plus importante chez les hommes (18 % des hommes, 12 % des femmes) et chez les étudiants de troisième année ou plus (17 % en troisième année ou plus).

Tabagisme et vapotage

Figure

  • Deux pour cent des étudiants ont déclaré fumer quotidiennement et 8 % ont déclaré fumer occasionnellement (pas au cours du dernier mois, mais de temps en temps).

Figure 16: Équivalent textuel

Total Hommes Femmes 1re et 2e année d’étude 3e année d’étude ou plus
Fumeurs quotidiens 2 % 2 % 2 %1 2 %3 2 %
Fumeurs occasionels 8 % 9 %1 7 % 8 % 8 %
Autres fumeurs de tabac (pipe, cigare, chicha) 4 % 5 %1 3 % 4 % 5 %4
Anciens fumeurs (arrêtés de fumer au cours des 12 derniers mois) 3 % 3 %1 2 % 3 % 3 %
Anciens fumeurs (arrêtés de fumer il y a plus de 12 mois) 3 % 4 %1 3 % 3 % 3 %
N'ont jamais fumé 80 % 76 % 84 %2 80 % 79 %
  • 1 Les hommes sont plus susceptibles que les femmes de fumer à cette fréquence..
  • 2 Les femmes sont beaucoup plus susceptibles que les hommes de n'avoir jamais fumé.
  • 3 Les élèves de 1re et 2e année étaient plus susceptibles de fumer quotidiennement.
  • 4 Les étudiants de 3e année ou plus étaient plus susceptibles d'avoir fumé d'autres produits du tabac.
  • La prévalence actuelle du tabagisme en 2019/2020 était de 10 % (fumeurs quotidiens et occasionnels). Deux pour cent des étudiants ont déclaré fumer quotidiennement et 8 % ont déclaré fumer occasionnellement (pas au cours du dernier mois, mais de temps en temps). Les répondants masculins étaient plus nombreux à déclarer avoir fumé occasionnellement (9 % des hommes contre 7 % des femmes), alors qu’il n’y avait pas de différence entre les sexes pour le tabagisme quotidien.
  • Dans le cadre de L’ECCADEEP, on a constaté que 6 % des personnes interrogées avaient vapoté tout produit de vapotage au moins une fois par mois, mais pas dans la dernière semaine, 4 % ont vapoté au moins une fois par semaine et 7 % ont vapoté tous les jours ou presque tous les jours. Les hommes interrogés étaient plus nombreux à avoir utilisé une cigarette électronique ou un appareil de vapotage quotidiennement (9 % des hommes contre 5 % des femmes).
  • Parmi les personnes qui ont utilisé une cigarette électronique ou un appareil de vapotage au cours des 30 derniers jours, 91 % ont consommé de la nicotine, 32 % du cannabis et 13 % ont déclaré avoir consommé des saveurs seulement, toutefois, les répondants peuvent avoir utilisé plus d’une de ces substances au cours de cette période.

Remerciements

L’acquisition de ces données a été rendue possible grâce à la collaboration de 41 établissements d’enseignement postsecondaire du Canada. L’ECCADEEP est menée en collaboration avec le Partenariat en éducation postsecondaire – Méfaits de l’alcool (PEP-MA), un réseau d’universités et de collèges de l’ensemble du Canada qui se sont associés au Centre canadien de lutte contre l’alcoolisme et les toxicomanies (CCLAT) pour appuyer les efforts des campus afin de réduire les méfaits liés à la consommation d’alcool. Nous tenons également à souligner la contribution du PEP-MA au contenu du questionnaire de l’ECCADEEP.

Pour obtenir plus d’information et des documents connexes

  • La trousse d’outils de l’ECCADEEP et les ressources afférentes fournissent des outils aux membres du PEP-MA qui souhaitent utiliser l’Enquête canadienne sur la consommation d’alcool et de drogues dans l’enseignement postsecondaire (ECCADEEP) pour surveiller la consommation d’alcool et les méfaits dans leur établissement. La trousse explique comment favoriser la participation à l’ECCADEEP, planifier le déroulement de l’enquête ainsi que partager et utiliser les résultats. Vous trouverez plus d’information ici : https://pepah.ca/fr/guide-pour-lenquete-canadienne/
  • Pour demander l’accès à l’ensemble de données de l’ECCADEEP ou pour vous renseigner sur la participation de votre établissement d’enseignement à cette enquête, veuillez envoyer un courriel à l’adresse CPADS@advanis.net
  • Statistique Canada. Tableau 13-10-0383-01 : Prévalence de la consommation de cannabis au cours des trois derniers mois, auto-déclarée
  • Enquête canadienne sur le cannabis de 2019. https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/publications/medicaments-et-produits-sante/enquete-canadienne-cannabis-2019-sommaire.html
  • Rapports sur la santé. Qu'est-ce qui a changé depuis la légalisation du cannabis? Roteerman. M. (accessed 2020-09-17). https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/82-003-x/2020002/article/00002-fra.htm
  • Références

    i Directives de consommation d’alcool à faible risque du Canada. Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances. Disponible : https://ccsa.ca/fr/directives-de-consommation-dalcool-faible-risque-du-canada-brochure (consulté le 3 juin 2020)

    ii Enquête canadienne sur le cannabis de 2020, Santé Canada : https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/drogues-medicaments/cannabis/recherches-donnees/enquete-canadienne-cannabis-2020-sommaire.html

    iii Alcohol Consumption Measures. National Institute on Alcohol abuse and Alcoholism. Disponible : https://pubs.niaaa.nih.gov/publications/AssessingAlcohol/measures.htm (consulté le 3 juin 2020)

    iv White et coll. « Students lack knowledge of standard drink volumes : Implications for definitions of risk drinking based on survey data ». Disponible : https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1097/01.ALC.0000158836.77407.E6?sid=nlm%3Apubmed (première publication le 3 mai 2006).

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