Surveillance accrue de la résistance de la gonorrhée aux antimicrobiens (SARGA): Utilisation des antimicrobiens
Cette page explore la proportion de cas de la surveillance accrue de la résistance de la gonorrhée aux antimicrobiens (SARGA) pour lesquels un traitement recommandé ou non recommandé contre la gonorrhée a été prescrit.
- Dernière mise à jour: 2026-06-02
Sur cette page
- Pourquoi mesurer l'utilisation adéquate des antimicrobiens ?
- Lignes directrices de l'ASPC et des provinces et territoires pour le traitement de la gonorrhée de 2018 à 2024
- Figure 1 : Proportion de cas SARGA qui se sont fait prescrire un régime thérapeutique recommandé ou non recommandé contre la gonorrhée (parmi tous les cas SARGA qui se sont fait prescrire un traitement) parmi les GBHARSAH et les autres adultes, 2018 à 2024
Pourquoi mesurer l'utilisation adéquate des antimicrobiens ?
La SARGA mesure la pertinence de l'utilisation des antimicrobiens en comparant les régimes thérapeutiques de la gonorrhée prescrits aux cas SARGA aux traitements recommandés par les lignes directrices pour le traitement de la gonorrhée de l'ASPC et celles des PT participant à la SARGA. Cet indicateur s'est avéré utile pour informer des décisions visant à réduire la propagation de la RAMRéférence de bas de page 1. Il n'existe pas de cible connue concernant la proportion idéale d'adhésion aux lignes directrices sur le traitement de la gonorrhée par les prescripteurs. Toutefois, les données de la SARGA pourraient permettre de mieux comprendre les liens entre les niveaux d'adhésion et l'émergence de la gonorrhée RAM.
Lignes directrices de l'ASPC et des provinces et territoires pour le traitement de la gonorrhée de 2018 à 2024
L'ASPC élabore des recommandations pour le traitement de la gonorrhée en collaboration avec un comité consultatif d'experts, le Comité consultatif national sur les infections transmissibles sexuellement et par le sang (CCN-ITSS). Les recommandations pour le traitement de la gonorrhée de l’ASPC sont mises à jour en tenant compte des nouvelles tendances de la gonorrhée résistante aux antimicrobiens. Il est important de noter que les recommandations de l'ASPC concernant le traitement de la gonorrhée ne prévalent pas sur les lignes directrices provinciales, territoriales ou locales, qui peuvent varier en fonction de la situation épidémiologique ou du contexte local. Entre 2018 et 2024, l'Alberta, le Manitoba et les Territoires du Nord-Ouest avaient tous leurs propres lignes directrices, tandis que le Nouveau Brunswick et la Nouvelle-Écosse suivaient les lignes directrices pour le traitement de la gonorrhée de l'ASPC Référence de bas de page 2Référence de bas de page 3Référence de bas de page 4.
Entre 2018 et 2024, les recommandations de traitement de la gonorrhée de l'Alberta, du Manitoba et de l'ASPC (et donc du Nouveau Brunswick et de la Nouvelle-Écosse) dépendaient du fait que i) le site de l'infection gonococcique était anogénital (c.-à-d. les infections cervicales, rectales et urogénitales) ou pharyngé et ii) si le client était un homme gay, bisexuel ou un homme ayant des relations sexuelles avec des hommes (GBHARSAH) ou un «Autre adulte» (les «Autres adultes» comprennent les personnes âgées ≥16 ans qui ne sont pas des GBHARSAH). En revanche, les lignes directrices pour le traitement de la gonorrhée dans les Territoires du Nord-Ouest recommandaient les mêmes régimes thérapeutiques pour la gonorrhée non compliquée, quels que soit le site de l'infection ou le comportement sexuel du client.
De plus, les régimes thérapeutiques pour la gonorrhée recommandés par l'ASPC et les PT étaient définis comme préférentiels ou alternatifs. Un régime thérapeutique alternatif était recommandé plutôt qu'un régime thérapeutique préférentiel en cas de contre-indications aux céphalosporines, d'apparition d'une résistance ou de réduction de l'approvisionnement en médicaments. Il est donc approprié pour un clinicien de prescrire un traitement préférentiel ou alternatif à un client.
De manière générale, entre 2018 et 2024, l'ASPC et toutes les provinces et territoires participant au SARGA ont recommandé de traiter les infections gonococciques non compliquées par des régimes thérapeutiques à bithérapie. Toutes les provinces et tous les territoires ont inclus une combinaison de 250 mg de ceftriaxone ou de 800 mg de céfixime et de 1 g d'azithromycine parmi leurs régimes thérapeutiques préférentiels ou alternatifs. Il convient de noter que le 23 décembre 2024, l'ASPC a publié des directives provisoires pour le traitement des infections gonococciques non compliquées. Veuillez-vous référer aux Ressources pour les détails sur les lignes directrices pour le traitement de la gonorrhée de l’ASPC et des PT.
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cas SARGA entre 2018 et 2024 répondant à la définition de GBHARSAH (2 620) ou d'Autres adultes (2 265), et présentant une infection anogénitale ou pharyngée avaient une prescription connue pour le traitement de la gonorrhée
Figure 1: Proportion de cas SARGA qui se sont fait prescrire un régime thérapeutique recommandé ou non recommandé contre la gonorrhée (parmi tous les cas SARGA qui se sont fait prescrire un traitement) parmi les GBHARSAH et les Autres adultes, 2018 à 2024
GBHARSAH: Infection anogénitale
GBHARSAH: Infection pharyngée
Autres adultes: Infection anogénitale
Autres adultes: Infection pharyngée
Text descriptif
GBHARSAH: Infection anogénitale
GBHARSAH: Infection pharyngée
Autres adultes: Infection anogénitale
Autres adultes: Infection pharyngée
Notes
- ASPC : Lignes directrices pour le traitement de la gonorrhée de l’ASPC.
- PT : Lignes directrices pour le traitement de la gonorrhée de la province ou du territoire de résidence du cas. .
- GBHARSAH : Hommes gais et bisexuels et autres hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes.
- Autres adultes : Hommes hétérosexuels et femmes, mais excluent les hommes dont le comportement sexuel est inconnu.
- Infections anogénitales : Infections rectales et génitales (c’est-à-dire cervicales, urogénitales et vaginales).
- Infection pharyngée : Infections gonococciques de la gorge.
- Traitement recommandé : Le cas s’est fait prescrire un régime thérapeutique contre la gonorrhée recommandé par l’ASPC ou aux lignes directrices pour le traitement de la gonorrhée de la province ou du territoire de résidence du cas.
- Traitement non-recommandé : Le cas s’est fait prescrire un régime thérapeutique contre la gonorrhée qui n’est pas recommandé par l’ASPC ou aux lignes directrices pour le traitement de la gonorrhée de la province ou du territoire de résidence du cas.
Références
- Référence 1
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van den Bosch CMA, Geerlings SE, Natsch S, Prins JM, Hulscher MEJL. Quality indicators to measure appropriate antibiotic use in hospitalized adults. Clin Infect Dis. 2015;60(2):281-91. Disponible à: http://dx.doi.org/10.1093/cid/ciu747
- Référence 2
-
Gouvernement de l'Alberta. Alberta treament guidelines for sexually transmitted infections (STI) [Internet]. Open.alberta.ca. 2018 [cité en 2026]. Disponible à: https://open.alberta.ca/dataset/93a97f17-5210-487d-a9ae-a074c66ad678/resource/bc78159b-9cc4-454e-8dcd-cc85e0fcc435/download/sti-treatment-guidelines-alberta-2018.pdf
- Référence 3
-
Direction de la santé publique du Manitoba. Communicable Disease Management Protocol: Gonorrhea [Internet]. Gov.mb.ca. 2015 [cité en 2023]. Disponible à: https://www.gov.mb.ca/health/publichealth/cdc/protocol/gonorrhea.pdf
- Référence 4
-
Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest. NWT Clinical Practice Guidelines for the Treatment of Uncomplicated Gonorrhea [Internet]. Gov.nt.ca. 2019 [cité en 2023]. Disponible à: https://www.hss.gov.nt.ca/professionals/sites/professionals/files/resources/treatment-uncomplicated-gonorrhea.pdf
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