Surveillance accrue de la résistance de la gonorrhée aux antimicrobiens (SARGA) : À propos du tableau de bord

Cet outil de données interactif explore les données épidémiologiques, la pertinence de l'utilisation des antimicrobiens, et les données de laboratoire parmi les cas de la Surveillance accrue de la résistance de la gonorrhée aux antimicrobiens (SARGA).

  • Dernière mise à jour : 2026-06-02

Bienvenue au tableau de bord de l'Infobase santé de la SARGA ! Sur cette page, vous en apprendrez davantage sur la gonorrhée au Canada, la gonorrhée résistante aux antimicrobiens (plus communément appelée gonorrhée résistante aux antibiotiques), et la façon dont le Canada surveille la gonorrhée résistante aux antimicrobiens au moyen de deux importants systèmes de surveillance, le Programme de surveillance antimicrobienne du gonocoque – Canada (PSAG-Canada) et le système de la Surveillance accrue de la résistance de la gonorrhée aux antimicrobiens (SARGA). Cette page décrit également les méthodes de collecte et d'analyse des données de la SARGA ainsi que certaines limites à prendre en compte. Nous recommandons de lire cette page avant d'explorer les données de la SARGA dans les pages suivantes.

Sur cette page

La plateforme Infobase santé de la SARGA

La plateforme Infobase santé de la SARGA est un outil de données interactif qui permet aux utilisateurs d'explorer les données épidémiologiques (caractéristiques démographiques et facteurs de risque), la pertinence de l'utilisation des antimicrobiens, et les données de laboratoire (tendances de la sensibilité aux antimicrobiens (c'est-à-dire aux antibiotiques) par sexe et par comportement sexuel) parmi les cas de la SARGA.

Remerciements

Ce tableau de bord a été rendu possible grâce à la collaboration des partenaires fédéraux, provinciaux et territoriaux de la santé publique avec l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) ainsi qu'avec l'équipe PSAG-Canada du Laboratoire national de microbiologie (LNM) à Winnipeg.

Citation suggérée

Agence de la santé publique du Canada (2026). Tableau de bord du système de surveillance accrue de la résistance de la gonorrhée aux antimicrobiens (SARGA) : 2018 à 2024. Disponible à l'adresse suivante : https://sante-infobase.canada.ca/sarga/.

Nous contacter

Pour tout commentaire ou toute question concernant ce tableau de bord, les données présentées ou pour signaler un cas de gonorrhée résistante aux antimicrobiens dans votre province ou territoire, veuillez nous contacter à l'adresse suivante : sti-hep-its@phac-aspc.gc.ca.

La gonorrhée au Canada

La gonorrhée est une infection transmissible sexuellement (ITS) causée par la bactérie Neisseria gonorrhoeae. La gonorrhée est la deuxième ITS bactérienne à déclaration obligatoire la plus déclarée au Canada. En 2023, 42 066 cas de gonorrhée ont été déclarés à travers le Canada pour un taux national de 104,95 cas pour 100 000 personnesNote 1. Ceci correspond à un taux trois fois plus élevé que le taux de cas déclaré de gonorrhée en 2010 (33,5 cas pour 100 000 personnes)Note 1. Le nombre de cas et les taux de gonorrhée déclarés sous-estiment la prévalence réelle de la gonorrhée au Canada, car de nombreux cas de gonorrhée sont asymptomatiques et ne sont pas détectés.

La gonorrhée se propage facilement, est associée à des contacts sexuels liés à des voyages, est souvent observée en même temps que la chlamydia et augmente le risque d'acquisition du VIHNote 2. Les individus ayant une infection à N. gonorrhoeae, qu'ils soient asymptomatiques ou symptomatiques, peuvent transmettre la bactérie à leurs partenaires sexuels. Les personnes testées pour la gonorrhée sont plus susceptibles d'être des personnes symptomatiques, des personnes ayant un risque plus élevé d'exposition à N. gonorrhoeae qui sont régulièrement dépistées pour les ITS (par exemple, les hommes gais et bisexuels et autres hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (GBHARSAH)) et les contacts des cas de gonorrhéeNote 2.

La gonorrhée résistante aux antimicrobiens

Bien que la gonorrhée soit curable avec les antimicrobiens appropriés, elle demeure une menace importante pour la santé publique au Canada et dans le monde, car l'agent pathogène, N. gonorrhoeae, a développé une résistance à de nombreux antimicrobiens au fil du temps, y compris les traitements actuellement recommandés au Canada et à l'étranger.

Si elle n'est pas traitée adéquatement ou si elle n'est pas traitée du tout, la gonorrhée peut provoquer une maladie inflammatoire pelvienne qui peut mener à la stérilité ou à des grossesses extra-utérines chez les femmes, et une épididymite chez les hommesNote 2. La gonorrhée peut également se propager au sang et aux articulations, provoquant une infection gonococcique disséminée (IGD), qui peut mettre la vie en dangerNote 2. La gonorrhée peut également être transmise à un bébé à la naissance, provoquant des infections oculaires ou une IGD chez le bébéNote 2.

Surveillance nationale de la gonorrhée résistante aux antimicrobiens au Canada

La surveillance continue des souches de la gonorrhée résistante aux antimicrobiens (RAM), des échecs de traitement de la gonorrhée et des données relatives aux prescriptions pour le traitement de la gonorrhée liées aux données épidémiologiques peut informer l'utilité et la précision des lignes directrices pour le traitement de la gonorrhée et contribuer à réduire la propagation de la gonorrhée hautement résistante. À cette fin, l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) surveille la gonorrhée RAM au moyen de deux systèmes de surveillance en laboratoire. Le premier est le PSAG – Canada, dirigé par le LNM de l'ASPC; il s'agit d'un programme national de surveillance passive lancé dans les années 1980 qui recueille et surveille les données sur la gonorrhée RAM obtenues à partir des tests de sensibilité aux antimicrobiens (TSAM) et de la caractérisation moléculaire (à l'aide de séquences type (ST) obtenues par typage de séquences multiantigènes de N. gonorrhoeae (NG-MAST)) des cultures de gonorrhéeNote 3. Ce programme dispose de nombreuses données de laboratoire, mais de peu de données épidémiologiques sur les cas de gonocoques (GC).

Le deuxième système de surveillance est la SARGA, qui relie un sous-ensemble des données de la gonorrhée RAM de PSAG – Canada aux données épidémiologiques et cliniques afin d'améliorer la compréhension des tendances de la gonorrhée RAM à travers le Canada. La SARGA a débuté en 2013 et est dirigée par le Centre de lutte contre les maladies transmissibles et les infections (CLMTI) de l'ASPC et le LNM. L'objectif de la SARGA est d'aider à informer les interventions de santé publique afin de minimiser la propagation de la N. gonorrhoeae résistante aux antimicrobiens au Canada.

Méthodes

Définition d'un cas de la SARGA

Aux fins de la SARGA, un cas désigne tout client âgé de 16 ans ou plus qui répond à la définition d'un cas de gonorrhée de l'ASPC (c'est-à-dire nationale) et dont la culture de GC a été analysée soit par le LNM de l'ASPC, soit par un laboratoire régionalNote 4. Ils sont appelés « cas SARGA » ci-après.

Données de SARGA

Les données de la SARGA comprenaient des données liées (via un identifiant unique non identifiable) et dépersonnalisées de laboratoire (profil de résistance de la gonorrhée RAM), cliniques (site d'infection, traitement prescrit, et échec présumé du traitement) et épidémiologiques (démographie et comportement à risque) des cas de gonorrhée.

Les données cliniques et épidémiologiques ont été extraites des formulaires de déclaration de cas de gonorrhée provinciaux et territoriaux et fournies par les autorités sanitaires des provinces et territoires (PT) participants, soit l'Alberta, le Manitoba, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, les Territoires du Nord-Ouest et l'Île-du-Prince-Édouard. Les données de laboratoire ont été obtenues à partir de PSAG - Canada avec le consentement des PT participants. Les données de PSAG-Canada comprennent les données de sensibilité aux antimicrobiens et les données de caractérisation moléculaire par NG-MAST.

Toutes les données de SARGA ont été saisies directement ou téléversées dans une base de données protégée par mot de passe, accessible sur le Web et hébergée sur la plateforme du Réseau canadien de renseignements sur la santé publique (RCRSP).

Période d'analyse des données

Ce tableau de bord se limite aux données des cas de la SARGA dont les cultures de GC ont été collectées entre 2018 et 2024. L'Alberta, le Manitoba, la Nouvelle-Écosse et les Territoires du Nord-Ouest ont fourni des données pour les années 2018 à 2024. Le Nouveau-Brunswick a rejoint la SARGA en 2023 et a fourni des données pour les années 2023 et 2024. L’Île-du-Prince-Édouard a rejoint la SARGA en 2024, mais n’a pas fourni de cultures.

Définitions des variables de SARGA

Les variables suivantes ont été créées à partir des données épidémiologiques de la SARGA :

  1. Genre/sexe/comportement sexuel :
    La variable « genre/sexe/comportement sexuel » comprenait les catégories suivantes : GBHARSAH, hommes hétérosexuels, hommes au comportement sexuel inconnu, femmes, et autre genre/sexe. Ces catégories ont été définies comme suit: 
    • GBHARSAH : cas masculins qui ont déclaré que leurs partenaires sexuels étaient des hommes ou des hommes et des femmes.
    • Hommes hétérosexuels : cas masculins qui ont déclaré n'avoir que des partenaires féminines.
    • Hommes au comportement sexuel inconnu : cas masculins pour lesquels aucune information sur les partenaires sexuels n'était disponible.
    • Femmes : tous les cas féminins, quel que soit leur comportement sexuel.
    • Autre genre/sexe : cas SARGA s'identifiant comme transgenre ou de genre divers.

Les données sur les cas masculins et féminins étaient un mélange de données sur le sexe et le genre. Ceci s'explique par le fait que certains PT participant à la SARGA fournissent des données sur le sexe, d'autres sur l'identité de genre et d'autres encore un mélange des deux.

  1. Site et type d'infection :
    Le site d'infection désigne l'endroit où la culture primaire a été prélevée et détermine le type d'infection. Les types d'infection sont les suivants :
    • Infection gonococcique disséminée (IGD) : infection articulaire, sanguine ou sérique.
    • Infection pharyngée : infection de la gorge.
    • Infection génitale : infection urétrale, urogénitale, cervicale ou vaginale.
    • Infection rectale : infection rectale.
    • Autres infections : toutes les autres infections.
    • Infections inconnues : cas où le site de l'infection n'a pas été déclaré ou n'a pas pu être déterminé.

Conformément aux Lignes directrices canadiennes sur les infections transmissibles sexuellement de l'ASPC en vigueur de 2018 à 2023, une « infection anogénitale » était définie comme un site d'isolement cervical, rectal, urogénital ou tout autre site d'isolement de GC anogénital (par exemple, les lèvres, le périnée). Les sites d'isolement de la gorge ont été classés comme des « infections pharyngées ».

  1. Raison de la visite médicale :
    Les cas SARGA peuvent avoir eu plusieurs raisons pour leur visite médicale liée à la gonorrhée. Cependant, une seule raison a été incluse dans les résultats. La raison de la visite médicale incluse dans toutes les analyses a été sélectionnée en fonction de l'ordre de priorité suivant (du plus élevé au plus faible) : test de guérison, signes et symptômes, contact avec un cas connu de gonorrhée (cas de contact), dépistage des ITS, autre raison, et raison de visite médicale inconnue.
  2. Travail du sexe :
    La SARGA collecte des données sur le travail du sexe tel que défini par chaque PT participant à la SARGA. Compte tenu des différences dans la manière dont les PT collectent ces données, le travail du sexe parmi les cas SARGA peut inclure donner ou recevoir de l’argent ou des biens en échange de sexe, ainsi que le sexe de survie.
  1. Autres adultes (variable sur les données de prescription de traitement contre la gonorrhée) :
    Les « autres adultes » comprenaient les hommes hétérosexuels et les femmes. Cela n'inclut pas les GBHARSAH ou les hommes dont le comportement sexuel est inconnu.
  2. Échecs présumés au traitement :
    Les échecs au traitement présumés comprenaient les cas où le test de guérison était positif ou qui continuaient à présenter des signes et des symptômes de gonorrhée après le traitement initial.

Tests de sensibilité aux antimicrobiens des cultures de gonorrhée

La concentration minimale inhibitrice (CMI) d'un traitement antimicrobien (c'est-à-dire un antibiotique) qui inhibe la croissance de N. gonorrhoeae a été mesurée pour l'azithromycine, la ceftriaxone, la céfixime, la ciprofloxacine, l'érythromycine, la pénicilline, la spectinomycine et la tétracycline pour toutes les cultures de N. gonorrhoeae à l'aide d'une dilution sur gélose ou d'un Etest® (BioMerieux, Laval, Québec). L'Etest® a été utilisé pour les cultures sensibles de l'Alberta, qui n'ont pas été envoyées au LNM. Les interprétations des CMI étaient basées sur les seuils du Clinical and Laboratory Standards Institute (CLSI) sauf pour la sensibilité réduite au céfixime (CMI ≥ 0,25 mg/L) et la sensibilité réduite à la ceftriaxone (CMI ≥ 0,125 mg/L)Note 5Note 6. Le CLSI a publié des seuils mis à jour en janvier 2026 ; toutefois, ces mises à jour ne sont pas encore prises en compte dans ce tableau de bord, car les seuils révisés ne s'appliqueront qu'aux TSAM des échantillons prélevés à partir de 2026 Footnote 7. Les méthodes de laboratoire de PSAG-Canada ont été publiées précédemment et décrites en détail (au-delà de ce qui est résumé ici) dans l'article suivant : Sensibilité de Neisseria gonorrhoeae aux antimicrobiens au Canada, RMTC 51(9) - Canada.ca.

Tableau 1 : Normes d'interprétation de la concentration minimale inhibitrice (CMI) pour l'azithromycine, la ceftriaxone, la céfixime, la ciprofloxacine, la pénicilline, la spectinomycine et la tétracycline

Normes d'interprétation de la concentration minimale inhibitrice (CMI) pour l'azithromycine, la ceftriaxone, la céfixime, la ciprofloxacine, la pénicilline, la spectinomycine et la tétracycline
Antibiotique Intervalle de concentration recommandée pour les tests (mg/L) Normes d'interprétation de la CMINote a
S DS I R
Pénicilline 0,032 - 128,0 ≤ 0,06 - 0,12 - 1,0 ≥ 2,0
Tétracycline 0,064 - 64,0 ≤ 0,25 - 0,5 - 1,0 ≥ 2,0
Spectinomycine 4,0 - 256,0 ≤ 32,0 - 64,0 ≥ 128,0
Ciprofloxacine 0,001 - 64,0 ≤ 0,06 - 0,12 - 0,5 ≥ 1,0
Ceftriaxone 0,001 - 2,0 ≤ 0,06 0,125 - ≥ 0,25
Céfixime 0,002 - 2,0 ≤ 0,125 0,25 - ≥ 0,5
Azithromycine 0,016 - 32,0 ≤ 1,0 - - ≥ 2,0
Notes de bas de tableau
  • a Normes d'interprétation des CMI telles que recommandées par le Clinical and Laboratory Standards Institute (CLSI M100-S32, 2022) sauf pour la céfixime et la ceftriaxone Note 5 Note 6
  • S = Sensible
  • DS = Sensibilité réduite (dose-dépendante)
  • I = Intermédiaire
  • R = Résistant

Analyse de données

Méthode de sélection des cultures primaires pour l'analyse

Pour certains clients atteints de gonorrhée, plusieurs cultures de GC ont été prélevées et analysées pour déterminer la résistance aux antimicrobiens. Si un client a obtenu plusieurs cultures dans un délai de 30 jours, la culture primaire incluse dans l'analyse était celle qui présentait la plus grande résistance aux antimicrobiens. Si plus d'une culture a été reçue d'un client et qu'il n'y a pas de différence dans les profils de résistance, la culture primaire a été classée par ordre de priorité en fonction de la probabilité relative d'échec au traitement pour le type d'infection comme suit (de la probabilité la plus élevée à la plus faible) : pharyngé, rectal, urétral et cervical. Si un client a eu plus d'une culture à plus de 30 jours d'intervalle, ces cultures ont été traitées comme des cas SARGA distincts car il s'agissait probablement de réinfections.

Analyse de l'adhésion aux lignes directrices sur le traitement de la gonorrhée par les prescripteurs

Les données relatives aux ordonnances pour le traitement de la gonorrhée ont été analysées pour les cas SARGA qui :

  1. avaient des données d'ordonnance,
  2. répondaient aux définitions de GBHARSAH ou autres adultes, telles que décrites ci-dessus, et
  3. avaient un type d'infection primaire qui était soit anogénital, soit pharyngé (les critères ii et iii correspondent aux définitions de catégories de clients traités pour la gonorrhée décrites dans les lignes directrices de traitement de l'ASPC et des PT) Note 8 Note 9 Note 10.

Ainsi, les clients dont le type d'infection était inconnu ou non anogénital ou non-pharyngé ont été exclus de l'analyse de l'adhésion aux lignes directrices sur le traitement de la gonorrhée par les prescripteurs. Le nombre et la proportion d'ordonnances correspondant aux lignes directrices de l'ASPC et des PT pour le traitement de la gonorrhée ont été calculés parmi les GBHARSAH et les autres adultes, en fonction du type d'infection anogénital ou pharyngé.

Analyse des tendances de la gonorrhée RAM

Les tendances de la gonorrhée RAM ont été analysées par sexe et comportement sexuel. Les résultats sont résumés par GBHARSAH, hommes hétérosexuels, hommes au comportement sexuel inconnu et femmes. Les tendances de la gonorrhée RAM ne sont pas présentées en fonction du comportement sexuel des femmes en raison de la petite taille des échantillons. Cependant, lorsque la taille de l'échantillon des groupes de comportements sexuels parmi les femmes était suffisante, les tendances de la gonorrhée RAM étaient similaires.

Le nombre de cas et les proportions ont été calculés pour les caractéristiques des cas SARGA, l'adhésion des prescripteurs aux lignes directrices pour le traitement de la gonorrhée et les variables relatives à la gonorrhée RAM.

Limites

  1. Les résultats de la SARGA ne sont pas représentatifs de tous les cas de gonorrhée ou des cas confirmés par culture au Canada, car la majorité des cas de gonorrhée sont diagnostiqués par des tests d'amplification des acides nucléiques (TAAN). Parmi les cinq PT qui ont fourni des données à la SARGA, la majorité étaient déclarées par l'Alberta. De plus, les sites sentinelles en Nouvelle-Écosse et en Alberta peuvent ne pas représenter l'ensemble de leur province.
  2. La collecte de données de santé publique sur la gonorrhée au niveau des clients est plus susceptible d'être réalisée dans certaines cliniques médicales avec des populations de clients qui peuvent ne pas être généralisables à l'ensemble de la PT ou du Canada.
  3. Environ 81.0 % des cas recensés par la SARGA étaient des hommes. Parmi les hommes, 57.6% étaient GBHARSAH. En 2023, 68.1 % de tous les cas de gonorrhée déclarés à l'échelle nationale à l'ASPC étaient des hommes. Les données sur l'orientation sexuelle ne sont pas disponibles pour les cas de gonorrhée signalés à l'échelle nationaleNote 1.
  4. Nous avons évalué l'adhésion aux lignes directrices de traitement de la gonorrhée par les prescripteurs à l'aide des données de prescription des clients. Cependant, ces calculs ne tiennent pas compte des facteurs susceptibles d'influencer la décision d'un clinicien de prescrire un traitement de la gonorrhée qui ne respecte pas les directives de traitement. Par exemple, un clinicien peut prescrire un traitement non recommandé ou alternatif contre la gonorrhée si les injections ne sont pas possibles, si le patient refuse une injection, pour tenir compte de la résistance locale aux antimicrobiens ou en raison de problèmes d'approvisionnement. Un clinicien peut également prescrire une combinaison d'antibiotiques afin de traiter d'autres infections.
  5. Les tests de guérison et les échecs de traitement sont difficiles à mesurer à partir des données de surveillance. Le suivi des tests de guérison repose sur la capacité à détecter des résultats négatifs. L’ensemble des cas d'échec de traitement de gonorrhée peuvent ne pas être détectés ou signalés ou détectés, de sorte que l'ampleur réelle des échecs thérapeutiques pourrait être sous-estimée.
  6. Les PT ont eu une capacité réduite à assurer le dépistage régulier de la gonorrhée, les soins et les activités de déclaration en 2020 et pendant une partie de 2021, en raison de divers facteurs liés à la pandémie de la COVID-19.
  7. Les données du Nouveau-Brunswick n'étaient disponibles qu'à partir de juin 2023, alors que les données des autres provinces et territoires participants couvrent l'ensemble de la période de surveillance, de 2018 à 2024. Par conséquent, l'inclusion des données du Nouveau-Brunswick pour une année partielle affecte l'interprétation des tendances globales au fil du temps.

Références

Référence 1

Gouvernement du Canada, Agence de la santé publique du Canada. Maladies à déclaration obligatoire en direct [Internet]. Canada.ca. Disponible à : https://maladies.canada.ca/declaration-obligatoire/graphiques?c=pl

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Référence 2

Gouvernement du Canada, Agence de la santé publique du Canada. Guide sur la gonorrhée: Facteurs de risque et manifestations cliniques [Internet]. Canada.ca. 2022 [cité en 2024]. Disponible à : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies-infectieuses/sante-sexuelle-infections-transmissibles-sexuellement/lignes-directrices-canadiennes/gonorhee/facteurs-risque-manifestations-cliniques.html

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Référence 3

Sawatzky P, Thorington R, Barairo N, Lefebvre B, Diggle M, Hoang L, Patel S, Van Caessele P, Minion J, Desnoyers G, Haldane D, Ding X, Lourenco L, Gravel G, Martin I. Sensibilité aux antimicrobiens de Neisseria gonorrhoeae au Canada, 2022. Relevé des maladies transmissibles au Canada 2025;51(4):138–45. Disponible à : https://doi.org/10.14745/ccdr.v51i04a03f

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Référence 4

Gouvernement du Canada, Agence de la santé publique du Canada. Rapport sur le système de surveillance accrue de la résistance de la gonorrhée aux antimicrobiens (SARGA) : 2018-2021 [Internet]. Canada.ca. 2024 [cité en 2024]. Disponible à : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/maladies-et-affections/surveillance-accrue-resistance-gonorrhee-antimicrobiens-sarga-2018-2021.html

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Référence 5

Clinical and Laboratory Standards Institute (CLSI). Performance Standards for Antimicrobial Susceptibility Testing: Thirty-second edition M100-S32. Clinical and Laboratory Standards Institute [Internet]. CLSI.org. 2022 [cité en 2024]. Disponible à : https://clsi.org/media/wi0pmpke/m100ed32_sample.pdf

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Référence 6

Organisation mondiale de la Santé. The evolving threat of antimicrobial resistance: Options for action. Geneva: World Health Organization [Internet]. WHO.int. 2012 [cité en 2023]. Disponible à : https://www.who.int/publications/i/item/9789241503501

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Référence 7

Clinical and Laboratory Standards Institute (CLSI). Performance Standards for Antimicrobial Susceptibility Testing: Thirty-sixth edition M100-Ed36 [Internet]. Canada.ca. 2026 [cité en 2026]. Disponible à : https://em100.edaptivedocs.net/GetDoc.aspx?doc=CLSI%20M100%20ED36:2026&xormat=SPDF&src=BB

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Référence 8

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Référence 9

Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest. NWT Clinical Practice Guidelines for the Treatment of Uncomplicated Gonorrhea [Internet]. Gov.nt.ca. 2019 [cité en 2023]. Disponible à : https://www.hss.gov.nt.ca/professionals/sites/professionals/files/resources/treatment-uncomplicated-gonorrhea.pdf

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Référence 10

Direction de la santé publique du Manitoba. Communicable Disease Management Protocol: Gonorrhea [Internet]. Gov.mb.ca. 2015 [cité en 2023]. Disponible à : https://www.gov.mb.ca/health/publichealth/cdc/protocol/gonorrhea.pdf

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Date de modification: