Enquête canadienne sur la consommation d’alcool et de drogue dans les établissements d’enseignement postsecondaire : Sommaire :
- Dernière mise à jour : 2024-01-12
- Télécharger les données en format ZIP
Sommaire des renseignements détaillés sur les habitudes de consommation de substances chez les étudiants de niveau postsecondaire au Canada, et sur les conséquences de cette consommation sur leur vie. La version 2019-2020 de ce rapport a été archivée.
Santé Canada surveille la prévalence de la consommation de substances et ses répercussions sur les étudiants de niveau postsecondaire par l’Enquête canadienne sur la consommation d’alcool et de drogue dans les établissements d’enseignement postsecondaire (ECCADEEP). Les gouvernements et les organisations non gouvernementales utilisent ces données pour élaborer des politiques et des programmes de lutte contre la consommation de substances et de soutien aux étudiants.
L’ECCADEEP 2021-2022 constitue le deuxième cycle de l’enquête. Pour les résultats du cycle 2019-2020, voir l'ECCADEEP 2019-2020.
À propos du cycle ECCADEEP 2021-2022

Le cycle 2021-2022 a recruté des étudiants de niveau postsecondaire qui suivaient leurs cours en ligne ou en personne dans une université, un collège ou un cégep canadien et qui vivaient au Canada. Au total, 40 931 répondants de tout âge et de tout programme ont répondu à l’enquête en ligne entre le 29 novembre 2021 et le 19 avril 2022 dans les dix provinces.
L’enquête portait sur les substances suivantes :
- Alcool
- Cannabis
- Produits pharmaceutiques psychoactifs (analgésiques, sédatifs et stimulants)
- Drogues illégales (telles que l’héroïne et la cocaïne)
- Tabac et produits de vapotage

Le présent rapport expose les résultats nationaux et par genre (femmes, hommes, personnes transgenres/non-binaires). Lorsqu’il est évident que les méfaits diffèrent en fonction des différences physiologiques entre les sexes, les résultats sont présentés par sexe (femme, homme) plutôt que par genre.
Il existe plusieurs différences entre le premier et le deuxième cycle de l’ECCADEEP. Alors que l’enquête 2019-2020 portait sur des étudiants de premier cycle de 17 à 25 ans suivant des cours en personne, l’enquête 2021-2022 portait sur des étudiants de tout âge et de tout programme, indépendamment de la méthode de réalisation du programme (soit en ligne, en personne ou format mixte). Afin d’améliorer la comparabilité entre les deux cycles, les résultats de l’enquête 2021-2022 présentés ci-dessous concernent spécifiquement les étudiants de 17 à 25 ans, et les comparaisons avec le cycle 2019-2020 sont effectuées lorsque cela est pertinent. En outre, l’ECCADEEP 2021-2022 est la première à examiner la consommation de substances en fonction de la santé mentale autodéclarée.
L’onglet Notes techniques comprend les définitions des termes, les règles de suppression des données et d’autres renseignements utiles pour l’interprétation des données.
Tous les résultats sont disponibles dans l’onglet Tableaux de données selon les conclusions « globales » ou par « genre ».
Les principaux résultats ci-dessous font état de différences entre les cycles d’enquête ou les genres (« augmentation » ou « diminution ») uniquement lorsqu’elles sont statistiquement significatives avec au moins un effet de faible ampleurFootnote 1. Pour alléger la lecture, l’expression « statistiquement significatif » et l’ampleur de l’effet ne sont pas répétées. Le texte mentionne parfois « l’absence de différences significatives », même si les chiffres ne sont pas identiques. Cela indique que la différence n’est pas statistiquement significative et/ou que l’ampleur de l’effet est si insignifiante qu’elle n’a que peu ou pas d’influence sur la variable étudiée.
À propos des étudiants
Les conclusions ci-dessous concernent en particulier les répondants de 17 à 25 ans inscrits au programme d’une université, d’un collège ou d’un cégep : soit, au total, 31 643 étudiants (sur les 40 931 réponses à l’enquête au total) qui se sont décrits comme des femmes (61 %), des hommes (35 %) et des personnes transgenres/non-binaires (4 %). En ce qui concerne la fréquentation des campus, 30 % de ces étudiants ont étudié en personne, 21 % en ligne et 48 % ont déclaré avoir étudié à la fois en personne et en ligne.
Résultats
Alcool
Figure
- In the past 12 months, 79% of students drank alcohol. Drinking in the past 12 months was similar across gender groups.
Figure 1 : Texte descriptif
- 1 Females were significantly more likely than males to have consumed alcohol in the past 12 months.
- 2 Students in third year or higher were significantly more likely than students in 1st or 2nd year to have consumed alcohol in the past 12 months.
Principales conclusions concernant l’alcool
Les étudiants de niveau postsecondaire ont déclaré consommer de l’alcool plus que toute autre substance. Près de la moitié d’entre eux ont fait état d’une consommation excessive d’alcool, tandis que 1 sur 6 connaissait les directives en matière de consommation d’alcool. Par rapport au cycle 2019-2020, les méfaits liés à la consommation d’alcool ont diminué chez les étudiants de niveau postsecondaire, tout comme la consommation d’alcool. Depuis le début de la pandémie de COVID-19, près d’un tiers des étudiants ont déclaré avoir diminué la quantité et la fréquence de leur consommation d’alcool, le plus souvent en raison de rencontres sociales moins élevées. Parmi le tiers environ des personnes qui ont déclaré boire davantage depuis le début de la pandémie, la principale raison invoquée était l’ennui.
Conclusions détaillées concernant la consommation d’alcool
- Quatre-vingt-cinq pour cent (85 %) des étudiants avaient consommé de l’alcool au cours de leur vie; 79 % avaient consommé de l’alcool au cours des 12 derniers mois, tandis que 64 % avaient consommé de l’alcool au cours des 30 derniers jours (soit une diminution par rapport aux 74 % du cycle 2019-2020). Aucune différence significative selon le genre n’a été observée.
- Parmi tous les étudiants, 30 % ont déclaré avoir bu une (1) fois par semaine ou plus souvent au cours des 30 derniers jours (pas de différences significatives entre les cycles ou selon le genre).
- Parmi tous les étudiants, 1 sur 6 (17 %) avait entendu parler des Directives de consommation d’alcool à faible risque du Canada de 2011I (pas de différences significatives entre les cycles ou selon le genre). Les étudiants ont été interrogés en particulier sur ces directives, car elles étaient en vigueur au moment de la collecte des données.
- Parmi les étudiants qui ont bu au cours des 30 derniers jours, les boissons alcoolisées les plus fréquemment consommées étaient les spiritueux et les boissons fortement alcoolisées (63 %), suivis du vin (57 %) et de la bière (51 %).
- Quarante-cinq pour cent (45 %) de tous les étudiants avaient consommé de l’alcool selon un schéma correspondant à une consommation excessive au cours des 30 derniers jours (soit une diminution par rapport aux 57 % du cycle 2019-2020). L’analyse par sexe n’a pas révélé de différences significatives.
- Soixante-quatre (64 %) des étudiants qui avaient bu au cours des 30 derniers jours ont déclaré s’être sentis ivres au moins une (1) fois au cours de cette période (soit une diminution par rapport aux 74 % du cycle 2019-2020). L’analyse par genre n’a pas révélé de différences significatives.
- Parmi ceux qui avaient bu de l’alcool au cours des 30 derniers jours, les hommes étaient plus susceptibles de déclarer se sentir ivres une (1) fois par semaine ou plus souvent (23 %) que les femmes (15 %) et les personnes se décrivant comme transgenres/non-binaires (15 %).
- Parmi les étudiants qui avaient bu de l’alcool au cours des 12 derniers mois, 47 % avaient subi au moins un méfait lié à l’alcool au cours du dernier mois (soit une diminution par rapport aux 56 % du cycle 2019-2020). L’analyse par genre n’a pas révélé de différences significatives. Les étudiants ont le plus souvent fait état d’une gueule de bois (27 %), d’un manque d’énergie ou de fatigue (20 %), d’une consommation d’alcool les soirs où ils avaient prévu de ne pas boire (17 %), de paroles ou d’actes embarrassants (16 %), ou de maux d’estomac ou vomissements (14 %). Les répondants pouvaient choisir plus d’un méfait.
- Dix-sept pour cent (17 %) de tous les étudiants ont déclaré avoir subi au moins 1 méfait au cours du mois écoulé, en raison de la consommation d’alcool d’un autre étudiant (soit une diminution par rapport aux 31 % du cycle 2019-2020). L’analyse par genre n’a pas révélé de différences significatives. Les méfaits secondaires les plus souvent décrits par les étudiants étaient la nécessité de s’occuper d’un autre étudiant (7 %), les répercussions sur leur sommeil (7 %), la peine ou la déception causée par un autre étudiant (6 %), l’interruption de leurs études (4 %) et une dispute provoquée par un autre étudiant (3 %).
- Presque tous les étudiants (97 %) qui ont consommé de l’alcool au cours des 30 derniers jours ont « toujours » ou « généralement » eu recours à des stratégies de protection pour ralentir la consommation d’alcool, éviter l’intoxication et prévenir les conséquences dangereuses liées à la consommation d’alcool (pas de différences significatives entre les cycles ou en fonction du genre).
- Parmi les étudiants ayant bu au cours des 12 derniers mois, 11 % ont déclaré avoir conduit dans les 2 heures suivant la consommation d’au moins 2 verres (pas de différence significative entre les cycles). Les hommes (15 %) étaient plus susceptibles de conduire dans les 2 heures suivant la consommation d’alcool que les femmes (8 %). Quinze pour cent (15 %) des étudiants ont déclaré avoir déjà été passagers d’une voiture dont le conducteur avait récemment consommé de l’alcool.
- Parmi ceux qui ont bu au cours des 12 derniers mois, 40 % ont déclaré qu’ils avaient consommé la même quantité d’alcool depuis la pandémie de COVID-19, tandis que 30 % ont déclaré en avoir consommé moins et 30 %, en avoir consommé plus. De même, 37 % des étudiants ont déclaré avoir consommé de l’alcool à la même fréquence, tandis que 34 % en ont consommé moins fréquemment et 28 %, plus fréquemment.
- Les principales raisons pour lesquelles les étudiants ont consommé plus d’alcool pendant la pandémie de COVID-19 étaient l’ennui (47 %), la multiplication des rencontres sociales en ligne ou à la maison (43 %), l’absence d’un emploi du temps régulier (39 %), la dépression/l’humeur maussade (33 %) et le stress (32 %). Les principales raisons invoquées pour consommer moins d’alcool étaient la diminution des rencontres sociales en ligne ou à domicile (79 %), la volonté d’économiser de l’argent (16 %), le fait de vivre chez ses parents (14 %), la dépression/l’humeur maussade (9 %) et l’absence d’un emploi du temps régulier (9 %).
Cannabis
Figure
- Within the past 12 months, 43% of all respondents had used cannabis. Past year use of cannabis was greater among transgender/non-binary respondents (55% vs. 43% among women and 42% among men).
Figure 9 : Texte descriptif
- 1 Transgender/non-binary students were more likely than men to have used cannabis in the past 12 months.
- 2 Transgender/non-binary students were more likely than women to have used cannabis in the past 12 months.
Principales conclusions concernant le cannabis
Dans l’ensemble, la prévalence et la fréquence de la consommation de cannabis n’ont pas changé de manière significative chez les étudiants de niveau postsecondaire par rapport au cycle ECCADEEP 2019-2020. La consommation de cannabis était nettement plus élevée chez les étudiants transgenres/non-binaires que chez les hommes et les femmes. En ce qui concerne l’approvisionnement en cannabis, il a été observé une augmentation nette du nombre d’étudiants déclarant s’en être procuré dans un point de vente légal.
En ce qui concerne les produits de cannabis choisis, les produits comestibles étaient toujours le type le plus courant (pas de changement notable entre les cycles), tandis que la consommation de fleurs/feuilles séchées a diminué et que l’utilisation de vaporisateurs stylos et de boissons à base de cannabis a augmenté. Parmi les étudiants qui ont consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, près de la moitié ont fait état d’une augmentation de la quantité et de la fréquence de leur consommation depuis le début de la pandémie de COVID-19, la raison principale étant l’ennui. En parallèle, il a été constaté une diminution notable de la connaissance des étudiants vis-à-vis des campagnes de sensibilisation ou des messages de santé publique relatifs aux risques de la consommation de cannabis pour la santé.
Conclusions détaillées concernant le cannabis
- Au cours des 12 derniers mois, 43 % des étudiants avaient consommé du cannabis (pas de différence significative entre les cycles). La consommation de cannabis au cours des 12 derniers mois était plus élevée chez les étudiants transgenres/non-binaires (55 %) que chez les femmes (43 %) et les hommes (42 %).
- Vingt-neuf pour cent (29 %) des étudiants avaient consommé du cannabis au cours des 30 derniers jours (pas de différence significative entre les cycles). La consommation de cannabis au cours des 30 derniers jours était plus élevée chez les étudiants transgenres/non-binaires (42 %) que chez les femmes (29 %) et les hommes (29 %).
- Huit pour cent (8 %) des étudiants ont consommé du cannabis quotidiennement ou presque (5 jours ou plus par semaine), sans différence significative entre les cycles. La consommation quotidienne ou quasi quotidienne de cannabis au cours des 30 derniers jours était plus élevée chez les étudiants transgenres/non-binaires (14 %) que chez les hommes (8 %) et les femmes (7 %).
- Parmi les étudiants qui avaient consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois :
- Les types les plus courants de produits de cannabis consommés étaient les produits comestibles (62 %, pas de différence significative entre les cycles), les fleurs/feuilles séchées (60 %, soit une diminution par rapport aux 74 % du cycle 2019-2020), les vaporisateurs stylos (50 %, soit une augmentation par rapport aux 40 % du cycle 2019-2020), l’huile de cannabis pour administration orale (20 %, pas de différence significative entre les cycles) et les boissons à base de cannabis (18 %, soit une augmentation par rapport aux 3 % du cycle 2019-2020).
- Les principales sources d’approvisionnement en cannabis étaient les suivantes : point de vente légal (63 %, soit une augmentation par rapport aux 34 % du cycle 2019-2020), auprès d’un ami (14 %, soit une diminution par rapport aux 25 % du cycle 2019-2020), partage entre amis (8 %, soit une diminution par rapport aux 14 % du cycle 2019-2020) et source légale en ligne (5 %, pas de différence significative entre les cycles).
- Parmi les étudiants qui avaient consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, 23 % ont déclaré avoir conduit dans les 2 heures suivant le moment où ils ont fumé ou vapoté du cannabis (pas de différence significative entre les cycles ou selon le genre). Près d’un tiers (29 %) de tous les étudiants ont déclaré avoir été passagers d’un véhicule dont le conducteur avait récemment consommé du cannabis (pas de différence significative entre les cycles ou selon le genre).
- Parmi ceux qui ont déclaré avoir consommé du cannabis au cours des 3 derniers mois, les scores du test ASSIST [Alcohol, Smoking and Substance Involvement Screening Test (test de dépistage de la consommation d’alcool, de tabac et de substances) – voir les définitions principales] ont montré que 31 % présentaient un risque faible de développer, entre autres, des problèmes de santé liés à leurs habitudes de consommation actuelles et que 62 % présentaient un risque modéré. Huit pour cent (8 %) présentaient un risque élevé de développer des problèmes graves et étaient susceptibles de développer une dépendance à une substance (pas de différence significative entre les cycles ou selon le genre).
- Les étudiants ont été invités à indiquer s’ils avaient vu ou entendu des campagnes de sensibilisation ou des messages de santé publique ou de sécurité sur le cannabis à divers endroits depuis l’entrée en vigueur de la Loi sur le cannabis, le 17 octobre 2018. Vingt-et-un pour cent (21 %) ont déclaré ne pas avoir remarqué ce type de campagne ou de message (contre 7 % en 2019-2020; pas de différence significative selon le genre). Les lieux les plus fréquents dans lesquels les étudiants avaient vu ou entendu ces messages étaient les médias sociaux (58 %), suivis par l’établissement d’enseignement (41 %), les affiches ou les panneaux d’affichage publics (32 %) et la télévision ou la radio (32 %).
- Parmi les étudiants qui ont consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, 79 % ont déclaré l’avoir associé à une autre substance, le plus souvent de l’alcool (75 %; pas de différence significative entre les cycles ou selon le genre), puis du tabac ou une cigarette électronique avec de la nicotine (23 %; soit une diminution par rapport aux 42 % du cycle 2019-2020). Les hommes (28 %) ont davantage déclaré avoir consommé du cannabis en association avec du tabac ou une cigarette électronique avec de la nicotine que les femmes (18 %), malgré l’absence de différence significative entre les étudiants transgenres/non-binaires (22 %) et les hommes ou les femmes.
- Parmi les personnes ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, 47 % ont déclaré en avoir consommé une plus grande quantité depuis le début de la pandémie de COVID-19, tandis que 34 % ont déclaré en avoir consommé la même quantité et 18 %, une quantité inférieure. De même, 46 % des étudiants ont déclaré avoir consommé du cannabis plus fréquemment, tandis que 34 % en ont consommé à la même fréquence et 20 % en ont consommé moins.
- Les principales raisons pour lesquelles la consommation de cannabis a augmenté pendant la pandémie de COVID-19 étaient l’ennui (63 %), le stress (48 %), l’anxiété (48 %), la dépression/l’humeur maussade (46 %) et l’absence d’un emploi du temps régulier (43 %). Les principales raisons pour lesquelles la consommation de cannabis a diminué étaient les suivantes : la diminution des rencontres sociales en ligne ou à domicile (44 %), l’anxiété (17 %), le fait de vivre chez ses parents (16 %), la volonté d’économiser de l’argent (13 %) et la dépression/l’humeur maussade (11 %).
Consommation de produits pharmaceutiques psychoactifs
Figure
- Overall, 37% of respondents used at least one opioid pain reliever, stimulant, or sedative in the past 12 months (increased from 36% in 2019-20). A quarter (25%) used pain relievers, 11% used stimulants and 10% used sedatives.
Figure 13 : Texte descriptif
- All reported differences are statistically significant (p<=0.05) and have a meaningful effect size (h>=0.2).
- 1 Women were more likely than men to use all classes of pharmaceuticals in the past 12 months.
- 2 Transgender/non-binary students were more likely than men to use all classes of pharmaceuticals in the past 12 months.
- 3 Transgender/non-binary students were more likely than women to use stimulants and sedatives in the past 12 months.
Principales conclusions concernant les produits pharmaceutiques psychoactifs
Dans l’ensemble, la consommation de produits pharmaceutiques psychoactifs chez les étudiants de niveau postsecondaire reste élevée, plus d’un tiers d’entre eux ayant déclaré en avoir consommé. Certains des motifs de consommation sont propres à cette population (p. ex., la prise de stimulants en « bûchant » pour les examens).
Conclusions détaillées concernant les produits pharmaceutiques psychoactifs
- Un quart des étudiants (25 %) ont déclaré avoir consommé des analgésiques opioïdes au cours des 12 derniers mois (pas de différence significative entre les cycles ou selon le genre).
- Dans l’ensemble, 37 % des étudiants avaient consommé au moins 1 analgésique, stimulant ou sédatif opioïde au cours des 12 derniers mois (pas de différence significative entre les cycles). Les étudiants transgenres/non-binaires (52 %) présentaient des taux de consommation de produits pharmaceutiques psychoactifs plus élevés que les femmes (41 %) et les hommes (32 %).
- Parmi ceux qui ont consommé des produits pharmaceutiques psychoactifs au cours des 12 derniers mois, 34 % ont fait état d’une consommation à haut risque (pas de différence significative entre les cycles ou selon le genre).
- Parmi ceux qui avaient déjà consommé des stimulants, 34 % avaient un usage à plus haut risque au cours des 12 derniers mois (diminution par rapport à 60 % en 2019-20, pas de différence significative selon le genre). Ce chiffre est supérieur à celui de l'utilisation à risque élevé d'analgésiques opioïdes (25 %) et de sédatifs (15 %).Parmi ceux qui ont consommé des produits pharmaceutiques au cours des 12 derniers mois pour des raisons autres que celles prescrites, les principales raisons motivant la consommation de chaque produit étaient les suivantes : les aider à dormir (analgésiques opioïdes – 42 %, pas de différence significative entre les cycles), pour en ressentir les effets psychotropes/pour ressentir la sensation qu’ils provoquent (sédatifs – 67 %, pas de différence significative entre les cycles) et pour bûcher en vue des examens (stimulants – 45 %, soit une diminution par rapport aux 56 % du cycle 2019-2020).
- Les femmes (50 %) et les étudiants transgenres/non-binaires (44 %) ont davantage consommé des analgésiques opioïdes pour dormir que les hommes (32 %).
- Les étudiants transgenres/non-binaires (78 %) ont davantage consommé des sédatifs pour en ressentir les effets psychotropes/pour ressentir la sensation qu’ils provoquent que les hommes (70 %) et les femmes (64 %).
- Les hommes (47 %) et les femmes (45 %) ont davantage consommé des stimulants en bûchant pour leurs examens que les étudiants transgenres/non-binaires (16 %).
Consommation de drogues illégales
Figure 15. Consommation de drogues illégales au cours des 12 derniers mois
- Approximately 12% of participants reported using at least one illegal drug during the past 12 months (decreased from 15% in 2019-20). Use of illegal drugs was higher overall among transgender/non-binary students than among men and women.
Figure 15 : Texte descriptif
- All reported differences are statistically significant (p<=0.05) and have a meaningful effect size (h>=0.2).
- * Moderate sampling variability, interpret with caution.
- # High sampling variability - although an estimate may be determined from the table, data should be suppressed.
- 1 Includes: Cocaine or crack, non-prescription amphetamines, methamphetamines, ecstasy or similar designer drugs, salvia, hallucinogens, sniffed glue, gasoline or other solvents, heroin, synthetic cannabinoids, mephedrone, BZP/TFMPP.
- 2 Transgender/non-binary students were more likely than women to have used this drug in the past 12 months.
Principales conclusions concernant les drogues illégales
Près de 1 étudiant de niveau postsecondaire sur 10 a déclaré avoir consommé des drogues illégales, le plus souvent des drogues « festives » telles que les hallucinogènes, la cocaïne et l’ecstasy.
Conclusions détaillées concernant les drogues illégales
- Les étudiants ont été invités à indiquer s’ils avaient déjà consommé l’une ou l’autre des 11 drogues illégales suivantes : cocaïne ou crack, amphétamines sans ordonnance, méthamphétamine, ecstasy ou autres drogues de synthèse/club similaires, hallucinogènes, héroïne, colle reniflée, essence ou autres solvants, salvia, cannabinoïdes synthétiques, méphédrone et BZP/TFMPP. Douze pour cent (12 %) ont déclaré avoir consommé au moins une (1) de ces substances au cours des 12 derniers mois (pas de différence significative entre les cycles). Selon le genre, les étudiants transgenres/non-binaires étaient plus nombreux (19 %) que les femmes (10 %) à déclarer avoir consommé des drogues illégales, malgré l’absence de différence significative entre les hommes (14 %) et les femmes ou les étudiants transgenres/non-binaires.
- Parmi tous les étudiants, les drogues illégales dont la consommation a été le plus fréquemment déclarée étaient les hallucinogènes (8 %), la cocaïne (4 %) et l’ecstasy ou les drogues de synthèse similaires (3 %), sans différence significative entre les cycles. Selon le genre, les étudiants transgenres/non-binaires (16 %) ont déclaré avoir consommé plus d’hallucinogènes que les hommes (10 %) et les femmes (6 %), sans différence significative en ce qui concerne la cocaïne, l’ecstasy ou les drogues de synthèse similaires.
Tabagisme et vapotage
Figure
- Nearly a quarter (23%) of students reported ever smoking at least a whole cigarette. In the past 30 days, 2% of all students reported smoking daily, while 92% reported not smoking at all.
Figure 16 : Texte descriptif
- * Moderate sampling variability, interpret with caution.
Principales conclusions concernant le tabagisme et le vapotage
Une minorité d’étudiants a déclaré avoir utilisé quotidiennement des cigarettes (2 %) ou des produits de vapotage/cigarettes électroniques (8 %).
Conclusions détaillées sur le tabagisme et le vapotage
- Huit pour cent (8 %) de tous les étudiants ont déclaré avoir consommé des cigarettes au cours des 30 derniers jours. Seuls 2 % de tous les étudiants ont déclaré avoir fumé quotidiennement des cigarettes au cours des 30 derniers jours (comparaison entre les cycles impossible; pas de différence significative selon le genre).
- Dans ces résultats, le vapotage comprend à la fois les liquides de vapotage avec nicotine et sans nicotine (uniquement aromatisés). Les cigarettes électroniques comprennent en outre les vaporisateurs, les vaporisateurs modifiés et les vaporisateurs stylos. Le vapotage du cannabis est exclu. Dix-sept pour cent (17 %) de tous les étudiants ont déclaré avoir vapoté ou utilisé la cigarette électronique au cours des 30 derniers jours. Huit pour cent (8 %) des étudiants ont déclaré avoir vapoté ou utilisé la cigarette électronique au quotidien au cours des 30 derniers jours (comparaison entre les cycles impossible; pas de différence significative selon le genre).
Consommation de substances et santé mentale autodéclarée
Les étudiants ont décrit eux-mêmes leur santé mentale. Les réponses « excellente », « très bonne » et « bonne » sont regroupées sous l’expression « bonne santé mentale ». Les réponses « moyenne » ou « mauvaise » sont regroupées sous l’expression « mauvaise santé mentale ».
Principales conclusions en matière de santé mentale
Près de la moitié des étudiants ont fait état d’une mauvaise santé mentale, avec des différences selon le genre. Les étudiants présentant une mauvaise santé mentale étaient plus susceptibles de consommer du cannabis, des stimulants et des sédatifs. Par rapport aux étudiants en bonne santé mentale, les étudiants en mauvaise santé mentale étaient plus susceptibles d’avoir augmenté leur consommation d’alcool et de cannabis depuis le début de la pandémie de COVID-19.
Conclusions détaillées en matière de santé mentale
- Dans l’ensemble, 45 % des étudiants de niveau postsecondaire ont fait état d’une mauvaise santé mentale. Les étudiants transgenres/non-binaires (77 %) ont davantage fait état d’une mauvaise santé mentale que les femmes (50 %) ou les hommes (36 %).
- Les étudiants présentant une mauvaise santé mentale étaient plus susceptibles que les étudiants en bonne santé mentale de déclarer avoir consommé, au cours des 12 derniers mois, du cannabis (52 % contre 36 %), des stimulants (15 % contre 8 %) et des sédatifs (15 % contre 5 %).
- Chez les femmes comme chez les hommes, les étudiants en mauvaise santé mentale étaient plus susceptibles de déclarer avoir consommé du cannabis et des sédatifs au cours des 12 derniers mois. Chez les femmes, celles dont la santé mentale était mauvaise étaient plus susceptibles de déclarer avoir consommé des stimulants que celles dont la santé mentale était bonne.
- Dans l’ensemble, les étudiants en mauvaise santé mentale étaient plus susceptibles de déclarer avoir augmenté leur consommation d’alcool (36 %) et de cannabis (55 %) depuis le début de la pandémie de COVID-19 (mars 2020) que les étudiants en bonne santé mentale (24 % pour l’alcool et 38 % pour le cannabis).
- Les hommes et les femmes en mauvaise santé mentale étaient également plus susceptibles de déclarer avoir augmenté leur consommation de cannabis en association avec de l’alcool depuis le début de la pandémie de COVID-19 que les personnes du même genre en bonne santé mentale.
Remerciements
L’acquisition de ces données a été rendue possible grâce à la collaboration de 45 établissements d’enseignement postsecondaire du Canada. L’ECCADEEP est menée en collaboration avec le Partenariat en éducation postsecondaire – Méfaits de l’alcool (PEP-MA), un réseau d’universités et de collèges de l’ensemble du pays qui soutient les efforts des campus afin de réduire les méfaits liés à la consommation d’alcool. Santé Canada tient également à souligner la contribution du PEP-MA au contenu du questionnaire de l’ECCADEEP. L’ECCADEEP 2021-2022 a été réalisée par Advanis pour le compte de Santé Canada.
Ce résumé est un produit du Bureau de la recherche et de la surveillance des drogues de Santé Canada.
Renseignements supplémentaires
- La trousse d’outils de l’ECCADEEP et les ressources afférentes proposent des outils aux membres du PEP-MA qui souhaitent utiliser l’enquête pour surveiller la consommation d’alcool et les méfaits associés dans leur établissement. La trousse explique comment favoriser la participation à l’ECCADEEP, planifier le déroulement de l’enquête ainsi que diffuser et utiliser les résultats. Voir le Guide pour l'enquête Canadienne pour trouver plus d'information.
- Pour participer à un futur cycle de cette enquête, veuillez envoyer un message à CPADS@advanis.net
Renseignements de référence
L’ECCADEEP a été mise au point pour assurer un suivi opportun, fiable et continu de la consommation de tabac, d’alcool et de drogues chez les étudiants de niveau postsecondaire. Elle apporte une contribution essentielle à l’élaboration des politiques et des programmes. Santé Canada prévoit de réaliser la prochaine enquête au cours de l’année scolaire 2024-2025.
Pour plus de renseignements sur l’enquête et/ou ses résultats, veuillez communiquer avec Santé Canada par courriel (odss-bssd@hc-sc.gc.ca)
Références
- P. Butt, D. Beirness, L. Gliksman, C. Paradis et T. Stockwell, (2011). L’alcool et la santé au Canada : résumé des données probantes et directives de consommation à faible risque. Ottawa (Ontario), Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances. Disponible à l’adresse : https://www.ccsa.ca/fr/lalcool-et-la-sante-au-canada-resume-des-donnees-probantes-et-directives-de-consommation-faible (consulté le 11 sept. 2023).
- Enquête canadienne sur le cannabis de 2020, Santé Canada : https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/drogues-medicaments/cannabis/recherches-donnees/enquete-canadienne-cannabis-2020-sommaire.html
- Alcohol Consumption Measures. National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism. Disponible à l’adresse : https://web.archive.org/web/20201020050821/https://pubs.niaaa.nih.gov/publications/AssessingAlcohol/measures.htm (consulté le 3 juin 2020).
- White et al. Students lack knowledge of standard drink volumes: Implications for definitions of risk drinking based on survey data. Disponible à l’adresse : https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1097/01.ALC.0000158836.77407.E6?sid=nlm%3Apubmed (première publication le 3 mai 2006).
Ces produits pourraient aussi vous intéresser :
Consommation d'alcool chez les Canadiens
Tendances de la consommation d'alcool chez les Canadiens de 15 ans et plus d'après l'Enquête canadienne sur le tabac, l'alcool et les drogues (ECTAD) et l'Enquête de surveillance canadienne de la consommation d'alcool et de drogues (ESCCAD).
Surveillance sentinelle des blessures et des intoxications liées à la consommation de substances au Canada
Ce blogue de données est le premier d’une série présentant des statistiques sur les blessures et les intoxications liées à la consommation de substances signalées par le Système canadien hospitalier d'information et de recherche en prévention des traumatismes (SCHIRPT).
- Date de modification: