Sondage sur la sensibilisation du public aux méfaits liés à l'alcool 2023
Informations détaillées sur les connaissances et les opinions du public sur des sujets liés à l'alcool, comme les risques pour la santé, les campagnes d'éducation, l'étiquetage, les directives nationales et les mesures correspondant à un verre standard. Des informations additionnelles sur ce sujet sont disponibles dans un rapport subséquent présentant les résultats de groupes de discussion avec des jeunes et des jeunes adultes.
- Dernière mise à jour : 2024-01-19
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Faits saillants
- Les Canadiens sont généralement conscients qu'une consommation élevée d'alcool augmente le risque de certains méfaits liés à l'alcool. Toutefois, la plupart des gens ne connaissent pas les risques de cancer qui sont associés à de faibles taux de consommation
- Plus du tiers ne connaissent pas le concept de « verre standard ». Parmi ceux qui sont au courant, nombreux sont ceux qui ont du mal à mettre le concept en pratique lorsque les boissons ne sont pas vendues dans des contenants à usage unique
- La plupart des gens s'entendent pour dire que les étiquettes des produits alcoolisés doivent afficher ou fournir des informations sur :
- le nombre de verres standard (62 %)
- des conseils pour réduire les risques pour la santé (60 %)
- les mises en garde sur la santé (55 %)
- Plus de la moitié (59 %) des répondants sont d'avis que les exigences en matière d'étiquetage relatif à la santé, qui s'appliquent à d'autres produits réglementés comme le tabac et le cannabis, devraient aussi s'appliquer à l'alcool
- La plupart d'entre eux pensent qu'un tel étiquetage relatif à la santé des produits alcoolisés les aiderait :
- à suivre leur consommation d'alcool
- à penser plus facilement aux méfaits de l'alcool
- à envisager de réduire sa consommation d'alcool ou d'en parler à d'autres personnes
Résumé
Au Canada, l'alcool est une substance psychoactive dont la consommation est légale et socialement acceptée. Cependant, les preuves scientifiques les plus récentes démontrent clairement que toute quantité d'alcool présente des risques pour la santéFootnote 1. L'alcool est lié à de nombreux problèmes de santé, dont sept types de cancer et des maladies du foieFootnote 2.
Afin de mieux comprendre les méfaits liés à l'alcool, Santé Canada a élaboré et réalisé le Sondage sur la sensibilisation du public aux méfaits liés à l'alcool (SSPMA). Le SSPMA évalue les connaissances et les opinions du public sur les sujets suivants :
- des campagnes d'éducation sur l'alcool
- des directives nationales en matière de consommation d'alcool
- des mesures correspondant à un verre standard
- la sensibilisation des risques de l'alcool pour la santé
- l'étiquetage relatif à la santé des produits alcoolisés
À propos de l'échantillon
Les participants à l'enquête ont été choisis de manière aléatoire dans l'ensemble des provinces et territoires du Canada. Le sondage a été réalisé auprès de 9 812 Canadiens âgés de 16 ans et plus entre le 13 février et le 30 juin 2023. Les résultats sont pondérés de manière à correspondre aux proportions de la population établies en fonction de la région, de l'âge et du sexe. L'échantillon global comprend à la fois des consommateurs et des non-consommateurs d'alcool. Cependant, quelques questions de l'enquête ne s'adressaient qu'aux personnes qui avaient déjà consommé de l'alcool, ainsi qu'il est indiqué dans le texte qui suit. Un petit sous-groupe de répondants (n = 435) qui n'avaient jamais consommé d'alcool a été exclu des analyses portant expressément sur les consommateurs actuels et les anciens consommateurs (voir la section définitions).
Les résultats du sondage sont présentés par thème. Pour chaque thème, plusieurs facteurs ont été pris en considération, dont l'âge, le statut de consommation d'alcool, ainsi que le sexe ou le genre.
Pour plus de détails sur l'échantillon et l'analyse, veuillez vous référer à la section notes relatives à l'enquête. Des renseignements complémentaires sur la méthodologie du sondage se retrouvent dans le rapport archivé disponible sur le site Web de Bibliothèque et Archives Canada.
Principaux résultats par thème
Connaissance des campagnes d'éducation et des messages sur l'alcool
Tous les répondants ont été interrogés sur leur connaissance des récentes campagnes d'éducation et des récents messages de santé publique sur les risques liés à l'alcool, ainsi que sur les pratiques de consommation d'alcool plus sécuritaires.
Dans l'ensemble, 81 % des personnes ont déclaré avoir remarqué des messages liés à l'alcool au cours des 12 derniers mois, tandis que 19 % n'en ont pas remarqué. Aucune différence significative n'a été observée en fonction du genre, de l'âge ou du statut de consommation d'alcool. Les sources de messages les plus courantes (voir la figure 1) sont les suivantes :
- télévision ou radio (59 %)
- journaux ou magazines imprimés (25 %)
- médias sociaux (25 %)
Des renseignements complémentaires sur le niveau de sensibilisation des campagnes d'éducation sont disponibles dans le rapport archivé.
Remarques
- #: Variabilité d'échantillonnage élevée – même si une estimation peut être déterminée à partir du tableau, les données devraient être supprimées
- Source: SSPMA 2023
Connaissance des directives de consommation d'alcool
Tous les répondants ont été interrogés sur leur connaissance des « Directives de consommation d'alcool à faible risque au Canada » (DCAFR) ou des « Repères canadiens sur l'alcool et la santé » (RCAS) (voir la section notes relatives à l'enquête). Ils devaient également indiquer où ils avaient pris connaissance pour la première fois des directives de consommation d'alcool.
Au total, 59 % des personnes ont déclaré connaître l'existence des Directives de consommation d'alcool à faible risque au Canada ou des Repères canadiens sur l'alcool et la santé (figure 2). Elles ont le plus souvent déclaré en avoir entendu parler par l'intermédiaire des sources suivantes :
- télévision ou radio (61 %)
- journaux ou magazines imprimés (12 %)
- médias sociaux (8 %)
La connaissance des lignes directrices était la plus faible chez les jeunes (40 % des 16 à 19 ans) et augmentait avec l'âge. La connaissance des directives a également été plus faible chez les anciens consommateurs d'alcool (50 %). Aucune différence significative selon le genre n'a été observée.
Remarques
- #: Variabilité d'échantillonnage élevée – même si une estimation peut être déterminée à partir du tableau, les données devraient être supprimées
- Source: SSPMA 2023
Connaissance des mesures correspondant à un verre standard
Les personnes qui n'ont jamais consommé d'alcool (à l'exception de quelques gorgées occasionnelles à des fins religieuses ou autres) n'ont pas participé à cette section du sondage et ne sont pas incluses dans cette analyse.
Les répondants devaient d'abord indiquer la boisson alcoolisée qu'ils consomment habituellement. Puis, s'ils connaissaient l'expression « verre standard », on leur montrait une image de leur boisson habituelle (figure 3) et on leur demandait d'indiquer le nombre de verres standard dans le contenant. Le volume du contenant et le pourcentage d'alcool par volume dans la boisson étaient affichés sur l'image.
Texte descriptif
Contenants d'alcool affichés de gauche à droite:
- Bière, 341ml (12 oz), 5% d'alcool par volume
- Spiritueux, 750ml (25 oz), 40% d'alcool par volume
- Vin, 750ml (25 oz), 12% d'alcool par volume
- Cidre/prêts-à-boire (coolers), 341ml (12 oz), 5% d'alcool par volume
Boisson alcoolisée typique : lorsqu'on leur a demandé quelle boisson alcoolisée ils consommaient habituellement, les gens ont répondu :
- le vin (43 %)
- la bière (28 %)
- les spiritueux (22 %)
- le cidre ou les prêts-à-boire (coolers) (7 %)
La répartition montre que le vin était le plus populaire chez les femmes (56 %), alors que les hommes avaient une préférence pour la bière (41 %).
La répartition selon l'âge montre que les personnes plus jeunes (de 16 à 19 ans et de 20 à 24 ans) préféraient la bière et les spiritueux, tandis que les personnes plus âgées (de 25 à 49 ans et ceux âgés de 50 ans et plus) préféraient le vin et la bière.
Les données réparties selon le statut de consommation indiquent que les consommateurs préféraient surtout le vin et la bière, alors que les anciens consommateurs préféraient le vin et les spiritueux.
Connaissance du « verre standard » : 61 % des personnes ayant déjà consommé de l'alcool connaissent le terme « verre standard ». Aucune différence significative selon le genre et l'âge n'a été observée. Les consommateurs (62 %) connaissent mieux le terme que les anciens consommateurs (48 %).
Mise en pratique du concept de verre standard : dans l'ensemble, 70 % des personnes qui connaissaient l'expression « verre standard » n'ont pu déterminer correctement le nombre de verres standard correspondant à l'image de leur boisson alcoolisée habituelle. Et ce, bien que les informations nécessaires au calcul de la réponse leur aient été fournies. D'autres résultats par type précis de boisson sont présentés ci-après. Les personnes qui connaissaient l'expression « verre standard » ont fait une évaluation plus exacte lorsque leur boisson habituelle était déjà offerte en portions individuelles, comme c'est le cas pour la bière, le cidre ou les prêts-à-boire (coolers).
- Bière : parmi les répondants à qui l'on a montré la bouteille de bière, 89 % ont correctement indiqué qu'une bouteille contenait 1 verre standard. Six pour cent (6 %) des répondants ont estimé qu'une bouteille contenait 2 verres standard. La réponse moyenne a été de 1,2 verre standard, la médiane étant de 1. La plupart des gens ont répondu correctement, mais ceux qui se sont trompés ont eu tendance à surestimer le nombre de verres standard
- Spiritueux : parmi les répondants à qui l'on a montré la bouteille de spiritueux, 30 % ont sous-estimé le nombre de verres standard et la presque totalité (99 %) n'ont pas réussi à déterminer qu'une bouteille contenait 17,6 verres standard. Près de la moitié (48 %) des personnes ont estimé qu'une bouteille contenait 25 verres standard. La réponse moyenne a été de 22,1 verres standard, la médiane étant de 25
- Vin : parmi les répondants à qui l'on a montré la bouteille de vin, 58 % ont sous-estimé le nombre de verres standard et la presque totalité (99 %) n'ont pas réussi à déterminer qu'une bouteille contenait 5,3 verres standard. Les réponses de la plupart des personnes se rapprochaient assez de la bonne réponse, les réponses les plus courantes étant de 5 verres standard (38 %), 6 verres standard (25 %) et 4 verres standard (16 %). La réponse moyenne a été de 6,3 verres standard, la médiane étant de 5
- Cidre/prêts-à-boire (coolers) : parmi les répondants à qui l'on a montré une canette de cidre ou de prêt-à boire, 61 % ont correctement indiqué qu'une canette contenait 1 verre standard. Le quart des personnes (25 %) ont estimé qu'une canette contenait 2 verres standard. La réponse moyenne a été de 1,5 verre standard, la médiane étant de 1. Ainsi, la plupart des gens ont répondu correctement, mais ceux qui se sont trompés ont eu tendance à surestimer le nombre de verres standard
En raison de la faible taille des échantillons, ces résultats ne sont pas présentés en fonction du sexe, de l'âge ou de la consommation d'alcool.
Perceptions des risques de l'alcool pour la santé
Tous les répondants ont été interrogés sur leur perception de l'impact des différents taux de consommation d'alcool sur leur risque d'être affecté par l'un des 11 problèmes de santé suivants (figure 4):
- arthrite
- diabète
- maladies du foie
- cancer du côlon
- cancer de la bouche
- cancer de la gorge
- maladies cardiaques
- cancer du sein
- hypercholestérolémie
- surpoids ou obésité
- effets néfastes sur le fœtus pendant la grossesse
On sait que l'alcool augmente le risque de toutes ces affections, à l'exception de l'arthrite. Son effet sur le diabète est complexeFootnote 3.
Remarques
- #: Variabilité d'échantillonnage élevée – même si une estimation peut être déterminée à partir du tableau, les données devraient être supprimées
- Source: SSPMA 2023
Opinions générales sur l'alcool et les problèmes de santé
Les gens ont tendance à croire qu'une consommation élevée d'alcool augmente le risque de contracter l'une ou l'autre des maladies énumérées. Selon la même logique, ils étaient plus enclins à penser qu'une faible consommation d'alcool (1 à 2 verres standard par semaine) n'avait pas d'impact sur le risque. Par aileurs, certaines personnes croient que l'alcool diminue le risque de problèmes de santé, en particulier à des taux de consommation peu élevés. Par exemple, 6 % des personnes pensent que 1 à 2 verres standard par semaine réduisent leur risque de maladie cardiaque.
Les gens ont tendance à croire que l'alcool – quelle que soit la quantité consommée – augmente le risque:
- de problèmes de développement du fœtus pendant la grossesse
- de maladies du foie
- de surpoids ou d'obésité
- de diabète
Les gens étaient moins enclins à croire que l'alcool augmentait le risque de développer :
- l'arthrite
- le cancer de la bouche
- le cancer de la gorge
- le cancer du sein
Quel que soit le niveau de consommation, environ un tiers des personnes ne sont pas certains de l'impact de l'alcool sur les risques liés :
- à l'hypercholestérolémie
- au cancer du côlon
- au cancer du sein
- au cancer de la gorge
- au cancer de la bouche
- à l'arthrite
Sensibilisation au risque de cancer
Si une personne interrogée savait déjà que l'alcool augmentait le risque de cancer du sein, du côlon, de la gorge ou de la bouche, on lui a demandé à quel moment elle l'a appris pour la première fois :
- il y a plus d'un an (56 %)
- au cours de la dernière année (16 %)
- au cours du dernier mois (8 %)
- au cours de la dernière semaine (1 %)
- ne sait pas (18 %)
La plupart des personnes qui connaissaient déjà le risque accru de cancer lié à l'alcool ont déclaré l'avoir appris pour la première fois par l'entremise :
- de la télévision ou de la radio (39 %)
- des journaux ou des magazines (13 %)
- des établissements de soins de santé (10 %)
- de l'école (8 %)
- des sites Web autres que les médias sociaux (6 %)
- des médias sociaux (5 %)
Il importe de souligner que l'école a été la première source d'information pour bon nombre de jeunes âgés de 16 à 19 ans (34 %) et de 20 à 24 ans (22 %). La télévision ou la radio a été la première source d'information pour une grande partie des 25-49 ans (37 %) et des 50 ans et plus (46 %).
La sensibilisation des risques liés à la consommation d'alcool en fonction du sexe, de l'âge et du statut de consommation
La sensibilisation des risques associés à la consommation d'alcool varie en fonction du sexe, de l'âge et du statut de consommation. Davantage de répondants de sexe féminin que de sexe masculin ont répondu que l'alcool augmentait le risque de certains problèmes de santé (p. ex. cancer du sein ou méfaits causés au fœtus durant la grossesse). Ces différences entre hommes et femmes étaient plus prononcées pour les niveaux de consommation moins élevés (1 à 2 ou 3 à 6 verres standard par semaine).
Les jeunes ont également été plus susceptibles de croire que l'alcool augmentait le risque de certains problèmes de santé. Par exemple, 60 % des jeunes de 16 à 19 ans pensent que 1 à 2 verres standard par semaine augmentent le risque de maladie cardiaque. Cela contraste avec la proportion d'autres groupes d'âge partageant la même opinion (51 % des 20 à 24 ans, 44 % des 25 à 29 ans et 41 % des 50 ans et plus).
Des tendances semblables ont été observées en ce qui a trait à l'hypercholestérolémie, au cholestérol, aux maladies du foie, au surpoids ou à l'obésité, ainsi qu'aux méfaits pour le fœtus durant la grossesse (figure 4). Les anciens consommateurs sont plus enclins que les consommateurs actuels à penser que 1 à 2 et 3 à 6 verres standard par semaine augmentent le risque de problèmes de santé. Aux taux de consommation plus élevés (7 verres standard et plus par semaine), les perceptions du risque ont été semblables entre ces groupes.
Des renseignements complémentaires sur la sensibilisation des risques liés à la consommation d'alcool sont disponibles dans le rapport archivé.
Étiquetage des produits d'alcool avec des messages de santé
Texte descriptif
Images des étiquettes affichées de gauche à droite :
- Mise en garde: Santé Canada indique que l'alcool cause le cancer, y compris le cancer du sein et du côlon
- Nombre de verres standard: 750 ml à 12 % d'alcool par volume équivaut à 5 verres standard, et 750 ml à 15 % d'alcool par volume équivaut à 7 verres standard
-
Risques: Le risque de subir des conséquences liées à la consommation d'alcool augmente avec le nombre de verres standards consommés par semaine :
- 1 à 2 verres standard par semaine présentent un risque faible
- 3 à 6 verres standard par semaine présentent un risque modéré
- 7 ou plus verres standard par semaine présentent un risque de plus en plus élevé
Tous les répondants ont été invités à répondre à une série de questions sur l'étiquetage des produits d'alcool avec des messages de santé.
Étiquettes de mise en garde sur la santé et le fait de penser aux méfaits de l'alcool
Dans l'ensemble, 75 % des personnes ont indiqué qu'une étiquette de mise en garde sur la santé les ferait réfléchir aux méfaits de l'alcool. Cette proportion a augmenté légèrement, passant à 77 %, chez les répondants à qui un modèle d'étiquette de mise en garde a été présenté (figure 5). Bien qu'aucune différence significative n'ait été observée en fonction de l'âge, les femmes et les anciens consommateurs ont été plus susceptibles d'indiquer qu'un tel étiquetage les ferait réfléchir aux méfaits de l'alcool dans une large ou très large mesure.
Étiquettes de mise en garde sur la santé et l'intention de réduire sa consommation
Dans l'ensemble, 68 % des personnes interrogées ont déclaré qu'une étiquette d'avertissement les inciterait à réduire leur consommation d'alcool ou à en parler à d'autres personnes. Cette proportion a augmenté légèrement, passant à 72 %, chez les répondants à qui un modèle d'étiquette de mise en garde a été présenté (figure 5). Les femmes et les anciens consommateurs étaient plus susceptibles de déclarer que l'étiquette les inciterait à le faire dans une large ou très large mesure.
Étiquettes affichant le nombre de verres standard et l'intention de suivre sa consommation
Plus de la moitié des personnes (57 %) ont indiqué qu'elles utiliseraient une étiquette du nombre de verres standard (figure 5) pour les aider à suivre leur consommation d'alcool. Les jeunes de 16 à 19 ans (70 %) étaient plus susceptibles que les autres groupes d'âge de déclarer qu'ils utiliseraient cette étiquette. Aucune différence significative n'a été observée en fonction du genre ou du statut de consommation d'alcool.
Étiquettes affichant les niveaux de risque de l'alcool et l'intention de réduire sa consommation
Environ trois quarts (74 %) des personnes interrogées ont déclaré qu'une étiquette affichant les niveaux de risque liés à la consommation d'alcool (figure 5) les inciteraient à réduire leur propre consommation d'alcool ou à en parler à d'autres personnes. Les femmes et les anciens consommateurs étaient plus susceptibles de déclarer que l'étiquette de risque les inciterait à réfléchir aux effets néfastes dans une large ou très large mesure.
Soutien à l'étiquetage des produits d'alcool avec des messages de santé
Pour toutes les questions relatives à l'étiquetage, la plupart des personnes interrogées étaient d'accord ou tout à fait d'accord pour dire que les étiquettes sur les produits d'alcool devraient fournir davantage d'informations (figure 6). Ils ont surtout manifesté leur accord pour des étiquettes affichant :
- le nombre de verres standard (62 %)
- les repères pour réduire les risques pour la santé (60 %)
- les mises en garde sur la santé (55 %)
D'autre part, certaines personnes étaient en désaccord ou en profond désaccord pour étiqueter les produits d'alcool avec :
- des mises en garde sur la santé (24 %)
- de l'information sur les niveaux de risque (21 %)
- le nombre de verres standard (19 %)
Plus de la moitié des personnes (59 %) ont indiqué que les exigences en matière d'étiquetage relatif à la santé, qui s'appliquaient à d'autres produits réglementés comme le tabac et le cannabis, devraient aussi s'appliquer à l'alcool.
Des renseignements complémentaires sur le soutien à l'étiquetage sont disponibles dans le rapport archivé.
Remarques
- #: Variabilité d'échantillonnage élevée – même si une estimation peut être déterminée à partir du tableau, les données devraient être supprimées
- Source: SSPMA 2023
Notes techniques
Sexe et genre
Reconnaissant que les risques, les effets, les influences et les conséquences de la consommation d'alcool peuvent varier en fonction du sexe biologique et de l'identité de genre (voir les notes relatives à l'enquête), nous utilisons les termes suivants :
- « féminin » et « masculin » lorsqu'ils se réfèrent à des résultats liés au sexe
- « femme » et « homme » lorsqu'il s'agit de résultats liés au genre
Considérations statistiques
Les différences sont indiquées lorsqu'elles ont été jugées statistiquement significatives (test z à deux proportions, où p ≤ 0,05), avec ampleur de l'effet non négligeable (h de Cohen, où h ≥ 0,2). Ces critères garantissent que les résultats sont à la fois fiables (ne sont pas le fruit du hasard) et significatifs (l'ampleur de la différence a une signification pratique). Pour améliorer la lisibilité des principaux résultats, l'expression « statistiquement significatif » n'est pas répétée et l'ampleur de l'effet n'est pas indiquée. Lorsque les seuils de signification et d'ampleur de l'effet sont atteints, la différence entre deux estimations est qualifiée de « significative ». Il arrive parfois que les différences soient qualifiées de non significatives, même si les chiffres diffèrent. Cela signifie que la différence observée n'a pas de signification statistique ou pratique. En raison de la somme des pourcentages n'est pas toujours égale à 100, à cause des réponses multiples ou de l'arrondissement des chiffres.
Définitions
-
Statut de consommation d'alcool :
- Les « consommateurs » d'alcool s'entendent des personnes qui ont consommé de l'alcool au cours des 12 derniers mois
- Les « anciens consommateurs » désignent les personnes qui ont déjà consommé de l'alcool, mais qui n'en ont pas consommé au cours des 12 derniers mois
- Les personnes qui n'ont jamais consommé d'alcool sont comprises dans l'échantillon global, mais elles sont exclues de l'analyse en fonction du statut de consommation d'alcool, laquelle analyse porte sur les consommateurs et les anciens consommateurs
- Directives de consommation d'alcool : en 2011, le Centre canadien sur les dépendances et l'usage de substances a publié les Directives de consommation d'alcool à faible risque du Canada (DCAFR)Footnote 2, pour aider les personnes à prendre des décisions éclairées en matière de consommation d'alcool. En 2023, le Centre a actualisé ces directives en se basant sur les plus récentes recherches ayant examiné les risques liés à l'alcool, et a renommé ces directives « Repères canadiens sur l'alcool et la santé » (RCAS)Footnote 1, Dans le présent sommaire, l'expression « directives de consommation d'alcool » s'entend à la fois des DCAFR et des RCAS. Les répondants devaient indiquer s'ils connaissaient l'un ou l'autre de ces directives, aucune distinction n'étant faite entre les deux (voir la section notes relatives à l'enquête).
-
Verre standardFootnote 1:
au Canada, un verre standard contient 17,05 millilitres (ml) ou 13,45 grammes d'alcool pur. C'est l'équivalent de ce qui suit :
- une bouteille de bière (12 oz, 341 ml, 5 % d'alcool)
- une bouteille de cidre (12 oz, 341 ml, 5 % d'alcool)
- un verre de vin (5 oz, 142 ml, 12 % d'alcool)
- un verre à liqueur de spiritueux (1,5 oz, 43 ml, 40 % d'alcool)
-
Étiquetage relatif à la santé :
dans ce résumé, « l'étiquetage des produits d'alcool avec des messages de santé » fait référence à l'ajout potentiel d'informations sur l'étiquetage pour montrer :
- le nombre de verres standard
- les repères pour réduire les risques pour la santé
- des mises en garde sur la santé
Notes relatives à l'enquête
Communiqué des RCAS
Le Centre canadien sur les dépendances et l'usage de substances a publié ses nouvelles directives de consommation en janvier 2023, peu avant le lancement de l'enquête le 13 février 2023; ces nouvelles directives ont fait l'objet d'une vaste couverture médiatique. La date de cette publication a probablement influencé la connaissance qu'avaient les répondants des directives en matière de consommation d'alcool :
- Repères canadiens sur l'alcool et la santé : rapport final (RCAS, 2023)
- Directives de consommation d'alcool à faible risque du Canada (DCAFR, 2011)
Aucune distinction n'a été faite dans le sondage entre la connaissance des DCAFR ou des RCAS. Cette enquête donne donc un aperçu de la connaissance générale qu'avaient les Canadiens des directives de consommation d'alcool à la suite de la publication des Repères canadiens sur l'alcool et la santé.
Sexe et genre
Pour participer, les personnes interrogées devaient révéler leur genre à la naissance afin de garantir la représentativité de l'échantillon. Ils n'étaient pas obligés de divulguer leur genre, mais 75 % d'entre eux ont choisi de le faire. C'est ce qui explique que l'échantillon utilisé pour les analyses en fonction du sexe (n = 9 812) soit plus large que celui utilisé pour les analyses en fonction du genre (n = 7 398).
Les données relatives aux répondants transgenres et non binaires ne sont pas ventilées par sexe comme c'est le cas pour les hommes et les femmes. Cela est dû à la petite taille de l'échantillon, à la nécessité de protéger l'anonymat des répondants et d'éviter des estimations de mauvaise qualité. Les répondants transgenres et non binaires sont inclus dans les analyses de l'échantillon dans son ensemble et par âge, sexe et statut de consommation d'alcool.
Surreprésentation des consommateurs d'alcool
Le SSPMA visait à rejoindre un quota précis en ce qui a trait à la consommation d'alcool, 75 % des répondants ayant déclaré avoir consommé de l'alcool au cours des 12 derniers mois, contre 25 % qui n'en avaient pas consommé. Ce quota est basé sur les données de l'Enquête canadienne sur la consommation d'alcool et de drogues 2019Footnote 4. Finalement, 85 % de l'échantillon final a déclaré avoir consommé de l'alcool au cours des 12 derniers mois, contre 15 % qui n'en ont pas consommé, ce qui indique une certaine surreprésentation des consommateurs d'alcool. Cette surreprésentation pourrait être attribuable au biais d'autosélection, le titre de l'enquête ayant pu attirer des personnes davantage intéressées à discuter de questions liées à l'alcool parce qu'elles en consommaient.
Évaluation de la littératie en santé
Dans l'échantillon du SSPMA, 20 % des répondants ont été identifiés comme ayant un niveau de littératie en santé faible ou possiblement faible dans l'adaptation canadienne de l'outil d'évaluation de la littératie en santé Newest Vital SignFootnote 5. Des recherches antérieures estiment que 60 % des Canadiens ont un faible niveau de littératie en santéFootnote 6. Les estimations pour l'ensemble de l'échantillon doivent être interprétées avec prudence, car les personnes ayant un niveau de littératie en santé adéquat sont surreprésentées. Pour connaître les résultats par niveau de littératie, veuillez consulter le rapport archivé.
Remerciements
Le Sondage sur la sensibilisation du public aux méfaits liés à l'alcool (SSPMA) a été réalisé par Nanos Research pour le compte de Santé Canada.
Citation suggérée
Santé Canada. (2024). Sondage sur la sensibilisation du public aux méfaits liés à l'alcool 2023 [Résumé Web]. Infobase Santé. Consulté le [votre date de consultation] à https://sante-infobase.canada.ca/sondage-mefaits-associes-alcool/
Références
- Footnote 1
-
Paradis, C., P. Butt, K. Shield, N. Poole, S. Wells, T. Naimi, A. Sherk et les groupes d'experts scientifiques des Directives de consommation d'alcool à faible risque. (2023). Repères canadiens sur l'alcool et la santé : rapport final. Ottawa (Ont.), Centre canadien sur les dépendances et l'usage de substances.
- Footnote 2
-
Butt, P., D. Beirness, F. Gliksman, C. Paradis et T. Stockwell (2011). L'alcool et la santé au Canada : résumé des données probantes et directives de consommation à faible risque. Ottawa (Ont.), Centre canadien sur les dépendances et l'usage de substances.
- Footnote 3
-
Shield, Kevin D., Charles Parry et Jürgen Rehm. « Chronic diseases and conditions related to alcohol use », Alcohol research: Current Reviews 35.2 (2014): 155.
- Footnote 4
-
Santé Canada. (2019). Enquête canadienne sur l'alcool et les drogues (ECAD) : sommaire des résultats pour 2019. Consulté le 29 août 2023.
- Footnote 5
-
Mansfield, E. D., R. Wahba, D. E. Gillis, B. D. Weiss et M. L'Abbé. (2018). « Canadian adaptation of the Newest Vital Sign©, a health literacy assessment tool », Public Health Nutrition, 21(11), 2038-2045.
- Footnote 6
-
La Littératie en santé au Canada : une question de bien-être 2008. Ottawa, 2008, page 10. Consulté le 29 août 2023.
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