Sondage sur la sensibilisation du public aux méfaits liés à l'alcool 2023

Informations détaillées sur les connaissances et les opinions du public sur des sujets liés à l'alcool, comme les risques pour la santé, les campagnes d'éducation, l'étiquetage, les directives nationales et les mesures correspondant à un verre standard. Des informations additionnelles sur ce sujet sont disponibles dans un rapport subséquent présentant les résultats de groupes de discussion avec des jeunes et des jeunes adultes.

  • Dernière mise à jour : 2024-01-19

Faits saillants

  • Les Canadiens sont généralement conscients qu'une consommation élevée d'alcool augmente le risque de certains méfaits liés à l'alcool. Toutefois, la plupart des gens ne connaissent pas les risques de cancer qui sont associés à de faibles taux de consommation
  • Plus du tiers ne connaissent pas le concept de « verre standard ». Parmi ceux qui sont au courant, nombreux sont ceux qui ont du mal à mettre le concept en pratique lorsque les boissons ne sont pas vendues dans des contenants à usage unique
  • La plupart des gens s'entendent pour dire que les étiquettes des produits alcoolisés doivent afficher ou fournir des informations sur :
    • le nombre de verres standard (62 %)
    • des conseils pour réduire les risques pour la santé (60 %)
    • les mises en garde sur la santé (55 %)
  • Plus de la moitié (59 %) des répondants sont d'avis que les exigences en matière d'étiquetage relatif à la santé, qui s'appliquent à d'autres produits réglementés comme le tabac et le cannabis, devraient aussi s'appliquer à l'alcool
  • La plupart d'entre eux pensent qu'un tel étiquetage relatif à la santé des produits alcoolisés les aiderait :
    • à suivre leur consommation d'alcool
    • à penser plus facilement aux méfaits de l'alcool
    • à envisager de réduire sa consommation d'alcool ou d'en parler à d'autres personnes

Résumé

Au Canada, l'alcool est une substance psychoactive dont la consommation est légale et socialement acceptée. Cependant, les preuves scientifiques les plus récentes démontrent clairement que toute quantité d'alcool présente des risques pour la santéFootnote 1. L'alcool est lié à de nombreux problèmes de santé, dont sept types de cancer et des maladies du foieFootnote 2.

Afin de mieux comprendre les méfaits liés à l'alcool, Santé Canada a élaboré et réalisé le Sondage sur la sensibilisation du public aux méfaits liés à l'alcool (SSPMA). Le SSPMA évalue les connaissances et les opinions du public sur les sujets suivants :

À propos de l'échantillon

Les participants à l'enquête ont été choisis de manière aléatoire dans l'ensemble des provinces et territoires du Canada. Le sondage a été réalisé auprès de 9 812 Canadiens âgés de 16 ans et plus entre le 13 février et le 30 juin 2023. Les résultats sont pondérés de manière à correspondre aux proportions de la population établies en fonction de la région, de l'âge et du sexe. L'échantillon global comprend à la fois des consommateurs et des non-consommateurs d'alcool. Cependant, quelques questions de l'enquête ne s'adressaient qu'aux personnes qui avaient déjà consommé de l'alcool, ainsi qu'il est indiqué dans le texte qui suit. Un petit sous-groupe de répondants (n = 435) qui n'avaient jamais consommé d'alcool a été exclu des analyses portant expressément sur les consommateurs actuels et les anciens consommateurs (voir la section définitions).

Les résultats du sondage sont présentés par thème. Pour chaque thème, plusieurs facteurs ont été pris en considération, dont l'âge, le statut de consommation d'alcool, ainsi que le sexe ou le genre.

Pour plus de détails sur l'échantillon et l'analyse, veuillez vous référer à la section notes relatives à l'enquête. Des renseignements complémentaires sur la méthodologie du sondage se retrouvent dans le rapport archivé disponible sur le site Web de Bibliothèque et Archives Canada.


Principaux résultats par thème

Connaissance des campagnes d'éducation et des messages sur l'alcool

Tous les répondants ont été interrogés sur leur connaissance des récentes campagnes d'éducation et des récents messages de santé publique sur les risques liés à l'alcool, ainsi que sur les pratiques de consommation d'alcool plus sécuritaires.

Dans l'ensemble, 81 % des personnes ont déclaré avoir remarqué des messages liés à l'alcool au cours des 12 derniers mois, tandis que 19 % n'en ont pas remarqué. Aucune différence significative n'a été observée en fonction du genre, de l'âge ou du statut de consommation d'alcool. Les sources de messages les plus courantes (voir la figure 1) sont les suivantes :

Des renseignements complémentaires sur le niveau de sensibilisation des campagnes d'éducation sont disponibles dans le rapport archivé.

Figure 1. Sources des messages sur l'alcool au cours des 12 derniers mois, par , Canada, SSPMA 2023
Remarques
  • #: Variabilité d'échantillonnage élevée – même si une estimation peut être déterminée à partir du tableau, les données devraient être supprimées
  • Source: SSPMA 2023

Connaissance des directives de consommation d'alcool

Tous les répondants ont été interrogés sur leur connaissance des « Directives de consommation d'alcool à faible risque au Canada » (DCAFR) ou des « Repères canadiens sur l'alcool et la santé » (RCAS) (voir la section notes relatives à l'enquête). Ils devaient également indiquer où ils avaient pris connaissance pour la première fois des directives de consommation d'alcool.

Au total, 59 % des personnes ont déclaré connaître l'existence des Directives de consommation d'alcool à faible risque au Canada ou des Repères canadiens sur l'alcool et la santé (figure 2). Elles ont le plus souvent déclaré en avoir entendu parler par l'intermédiaire des sources suivantes :

La connaissance des lignes directrices était la plus faible chez les jeunes (40 % des 16 à 19 ans) et augmentait avec l'âge. La connaissance des directives a également été plus faible chez les anciens consommateurs d'alcool (50 %). Aucune différence significative selon le genre n'a été observée.

Figure 2. Connaissance des directives de consommation d'alcool, par , Canada, SSPMA 2023
Remarques
  • #: Variabilité d'échantillonnage élevée – même si une estimation peut être déterminée à partir du tableau, les données devraient être supprimées
  • Source: SSPMA 2023

Connaissance des mesures correspondant à un verre standard

Les personnes qui n'ont jamais consommé d'alcool (à l'exception de quelques gorgées occasionnelles à des fins religieuses ou autres) n'ont pas participé à cette section du sondage et ne sont pas incluses dans cette analyse.

Les répondants devaient d'abord indiquer la boisson alcoolisée qu'ils consomment habituellement. Puis, s'ils connaissaient l'expression « verre standard », on leur montrait une image de leur boisson habituelle (figure 3) et on leur demandait d'indiquer le nombre de verres standard dans le contenant. Le volume du contenant et le pourcentage d'alcool par volume dans la boisson étaient affichés sur l'image.

Figure 3. Images présentées aux répondants pour leur permettre de déterminer le nombre de verres standard dans leur boisson alcoolisée habituelle
Bière, 341ml (12 oz), 5% d'alcool par volume
Spiritueux, 750ml (25 oz), 40% d'alcool par volume
Vin, 750ml (25 oz), 12% d'alcool par volume
Cidre/prêts-à-boire (coolers), 341ml (12 oz), 5% d'alcool par volume
Texte descriptif

Contenants d'alcool affichés de gauche à droite:

  • Bière, 341ml (12 oz), 5% d'alcool par volume
  • Spiritueux, 750ml (25 oz), 40% d'alcool par volume
  • Vin, 750ml (25 oz), 12% d'alcool par volume
  • Cidre/prêts-à-boire (coolers), 341ml (12 oz), 5% d'alcool par volume

Boisson alcoolisée typique : lorsqu'on leur a demandé quelle boisson alcoolisée ils consommaient habituellement, les gens ont répondu :

La répartition montre que le vin était le plus populaire chez les femmes (56 %), alors que les hommes avaient une préférence pour la bière (41 %).

La répartition selon l'âge montre que les personnes plus jeunes (de 16 à 19 ans et de 20 à 24 ans) préféraient la bière et les spiritueux, tandis que les personnes plus âgées (de 25 à 49 ans et ceux âgés de 50 ans et plus) préféraient le vin et la bière.

Les données réparties selon le statut de consommation indiquent que les consommateurs préféraient surtout le vin et la bière, alors que les anciens consommateurs préféraient le vin et les spiritueux.

Connaissance du « verre standard » : 61 % des personnes ayant déjà consommé de l'alcool connaissent le terme « verre standard ». Aucune différence significative selon le genre et l'âge n'a été observée. Les consommateurs (62 %) connaissent mieux le terme que les anciens consommateurs (48 %).

Mise en pratique du concept de verre standard : dans l'ensemble, 70 % des personnes qui connaissaient l'expression « verre standard » n'ont pu déterminer correctement le nombre de verres standard correspondant à l'image de leur boisson alcoolisée habituelle. Et ce, bien que les informations nécessaires au calcul de la réponse leur aient été fournies. D'autres résultats par type précis de boisson sont présentés ci-après. Les personnes qui connaissaient l'expression « verre standard » ont fait une évaluation plus exacte lorsque leur boisson habituelle était déjà offerte en portions individuelles, comme c'est le cas pour la bière, le cidre ou les prêts-à-boire (coolers).

En raison de la faible taille des échantillons, ces résultats ne sont pas présentés en fonction du sexe, de l'âge ou de la consommation d'alcool.

Perceptions des risques de l'alcool pour la santé

Tous les répondants ont été interrogés sur leur perception de l'impact des différents taux de consommation d'alcool sur leur risque d'être affecté par l'un des 11 problèmes de santé suivants (figure 4):

On sait que l'alcool augmente le risque de toutes ces affections, à l'exception de l'arthrite. Son effet sur le diabète est complexeFootnote 3.

Figure 4. Opinions quant à l'impact de d'alcool par semaine sur le risque de développer des problèmes de santé, , Canada, SSPMA 2023
Remarques
  • #: Variabilité d'échantillonnage élevée – même si une estimation peut être déterminée à partir du tableau, les données devraient être supprimées
  • Source: SSPMA 2023

Opinions générales sur l'alcool et les problèmes de santé

Les gens ont tendance à croire qu'une consommation élevée d'alcool augmente le risque de contracter l'une ou l'autre des maladies énumérées. Selon la même logique, ils étaient plus enclins à penser qu'une faible consommation d'alcool (1 à 2 verres standard par semaine) n'avait pas d'impact sur le risque. Par aileurs, certaines personnes croient que l'alcool diminue le risque de problèmes de santé, en particulier à des taux de consommation peu élevés. Par exemple, 6 % des personnes pensent que 1 à 2 verres standard par semaine réduisent leur risque de maladie cardiaque.

Les gens ont tendance à croire que l'alcool – quelle que soit la quantité consommée – augmente le risque:

Les gens étaient moins enclins à croire que l'alcool augmentait le risque de développer :

Quel que soit le niveau de consommation, environ un tiers des personnes ne sont pas certains de l'impact de l'alcool sur les risques liés :

Sensibilisation au risque de cancer

Si une personne interrogée savait déjà que l'alcool augmentait le risque de cancer du sein, du côlon, de la gorge ou de la bouche, on lui a demandé à quel moment elle l'a appris pour la première fois :

La plupart des personnes qui connaissaient déjà le risque accru de cancer lié à l'alcool ont déclaré l'avoir appris pour la première fois par l'entremise :

Il importe de souligner que l'école a été la première source d'information pour bon nombre de jeunes âgés de 16 à 19 ans (34 %) et de 20 à 24 ans (22 %). La télévision ou la radio a été la première source d'information pour une grande partie des 25-49 ans (37 %) et des 50 ans et plus (46 %).

La sensibilisation des risques liés à la consommation d'alcool en fonction du sexe, de l'âge et du statut de consommation

La sensibilisation des risques associés à la consommation d'alcool varie en fonction du sexe, de l'âge et du statut de consommation. Davantage de répondants de sexe féminin que de sexe masculin ont répondu que l'alcool augmentait le risque de certains problèmes de santé (p. ex. cancer du sein ou méfaits causés au fœtus durant la grossesse). Ces différences entre hommes et femmes étaient plus prononcées pour les niveaux de consommation moins élevés (1 à 2 ou 3 à 6 verres standard par semaine).

Les jeunes ont également été plus susceptibles de croire que l'alcool augmentait le risque de certains problèmes de santé. Par exemple, 60 % des jeunes de 16 à 19 ans pensent que 1 à 2 verres standard par semaine augmentent le risque de maladie cardiaque. Cela contraste avec la proportion d'autres groupes d'âge partageant la même opinion (51 % des 20 à 24 ans, 44 % des 25 à 29 ans et 41 % des 50 ans et plus).

Des tendances semblables ont été observées en ce qui a trait à l'hypercholestérolémie, au cholestérol, aux maladies du foie, au surpoids ou à l'obésité, ainsi qu'aux méfaits pour le fœtus durant la grossesse (figure 4). Les anciens consommateurs sont plus enclins que les consommateurs actuels à penser que 1 à 2 et 3 à 6 verres standard par semaine augmentent le risque de problèmes de santé. Aux taux de consommation plus élevés (7 verres standard et plus par semaine), les perceptions du risque ont été semblables entre ces groupes.

Des renseignements complémentaires sur la sensibilisation des risques liés à la consommation d'alcool sont disponibles dans le rapport archivé.

Étiquetage des produits d'alcool avec des messages de santé

Figure 5. Images d'étiquettes présentées aux répondants (de gauche à droite : étiquette de mise en garde, étiquette sur le nombre de verres standard, étiquette sur les niveaux de risque)
Étiquette de mise en garde
Étiquette sur le nombre de verres standard
Étiquette sur les niveaux de risque
Texte descriptif

Images des étiquettes affichées de gauche à droite :

  • Mise en garde: Santé Canada indique que l'alcool cause le cancer, y compris le cancer du sein et du côlon
  • Nombre de verres standard: 750 ml à 12 % d'alcool par volume équivaut à 5 verres standard, et 750 ml à 15 % d'alcool par volume équivaut à 7 verres standard
  • Risques: Le risque de subir des conséquences liées à la consommation d'alcool augmente avec le nombre de verres standards consommés par semaine :
    • 1 à 2 verres standard par semaine présentent un risque faible
    • 3 à 6 verres standard par semaine présentent un risque modéré
    • 7 ou plus verres standard par semaine présentent un risque de plus en plus élevé

Tous les répondants ont été invités à répondre à une série de questions sur l'étiquetage des produits d'alcool avec des messages de santé.

Étiquettes de mise en garde sur la santé et le fait de penser aux méfaits de l'alcool

Dans l'ensemble, 75 % des personnes ont indiqué qu'une étiquette de mise en garde sur la santé les ferait réfléchir aux méfaits de l'alcool. Cette proportion a augmenté légèrement, passant à 77 %, chez les répondants à qui un modèle d'étiquette de mise en garde a été présenté (figure 5). Bien qu'aucune différence significative n'ait été observée en fonction de l'âge, les femmes et les anciens consommateurs ont été plus susceptibles d'indiquer qu'un tel étiquetage les ferait réfléchir aux méfaits de l'alcool dans une large ou très large mesure.

Étiquettes de mise en garde sur la santé et l'intention de réduire sa consommation

Dans l'ensemble, 68 % des personnes interrogées ont déclaré qu'une étiquette d'avertissement les inciterait à réduire leur consommation d'alcool ou à en parler à d'autres personnes. Cette proportion a augmenté légèrement, passant à 72 %, chez les répondants à qui un modèle d'étiquette de mise en garde a été présenté (figure 5). Les femmes et les anciens consommateurs étaient plus susceptibles de déclarer que l'étiquette les inciterait à le faire dans une large ou très large mesure.

Étiquettes affichant le nombre de verres standard et l'intention de suivre sa consommation

Plus de la moitié des personnes (57 %) ont indiqué qu'elles utiliseraient une étiquette du nombre de verres standard (figure 5) pour les aider à suivre leur consommation d'alcool. Les jeunes de 16 à 19 ans (70 %) étaient plus susceptibles que les autres groupes d'âge de déclarer qu'ils utiliseraient cette étiquette. Aucune différence significative n'a été observée en fonction du genre ou du statut de consommation d'alcool.

Étiquettes affichant les niveaux de risque de l'alcool et l'intention de réduire sa consommation

Environ trois quarts (74 %) des personnes interrogées ont déclaré qu'une étiquette affichant les niveaux de risque liés à la consommation d'alcool (figure 5) les inciteraient à réduire leur propre consommation d'alcool ou à en parler à d'autres personnes. Les femmes et les anciens consommateurs étaient plus susceptibles de déclarer que l'étiquette de risque les inciterait à réfléchir aux effets néfastes dans une large ou très large mesure.

Soutien à l'étiquetage des produits d'alcool avec des messages de santé

Pour toutes les questions relatives à l'étiquetage, la plupart des personnes interrogées étaient d'accord ou tout à fait d'accord pour dire que les étiquettes sur les produits d'alcool devraient fournir davantage d'informations (figure 6). Ils ont surtout manifesté leur accord pour des étiquettes affichant :

D'autre part, certaines personnes étaient en désaccord ou en profond désaccord pour étiqueter les produits d'alcool avec :

Plus de la moitié des personnes (59 %) ont indiqué que les exigences en matière d'étiquetage relatif à la santé, qui s'appliquaient à d'autres produits réglementés comme le tabac et le cannabis, devraient aussi s'appliquer à l'alcool.

Des renseignements complémentaires sur le soutien à l'étiquetage sont disponibles dans le rapport archivé.

Soutien en faveur d'un étiquetage des produits d'alcool avec des messages de santé, et , Canada, SSPMA 2023
Remarques
  • #: Variabilité d'échantillonnage élevée – même si une estimation peut être déterminée à partir du tableau, les données devraient être supprimées
  • Source: SSPMA 2023

Notes techniques

Sexe et genre

Reconnaissant que les risques, les effets, les influences et les conséquences de la consommation d'alcool peuvent varier en fonction du sexe biologique et de l'identité de genre (voir les notes relatives à l'enquête), nous utilisons les termes suivants :

Considérations statistiques

Les différences sont indiquées lorsqu'elles ont été jugées statistiquement significatives (test z à deux proportions, où p ≤ 0,05), avec ampleur de l'effet non négligeable (h de Cohen, où h ≥ 0,2). Ces critères garantissent que les résultats sont à la fois fiables (ne sont pas le fruit du hasard) et significatifs (l'ampleur de la différence a une signification pratique). Pour améliorer la lisibilité des principaux résultats, l'expression « statistiquement significatif » n'est pas répétée et l'ampleur de l'effet n'est pas indiquée. Lorsque les seuils de signification et d'ampleur de l'effet sont atteints, la différence entre deux estimations est qualifiée de « significative ». Il arrive parfois que les différences soient qualifiées de non significatives, même si les chiffres diffèrent. Cela signifie que la différence observée n'a pas de signification statistique ou pratique. En raison de la somme des pourcentages n'est pas toujours égale à 100, à cause des réponses multiples ou de l'arrondissement des chiffres.

Définitions


Notes relatives à l'enquête

Communiqué des RCAS

Le Centre canadien sur les dépendances et l'usage de substances a publié ses nouvelles directives de consommation en janvier 2023, peu avant le lancement de l'enquête le 13 février 2023; ces nouvelles directives ont fait l'objet d'une vaste couverture médiatique. La date de cette publication a probablement influencé la connaissance qu'avaient les répondants des directives en matière de consommation d'alcool :

Aucune distinction n'a été faite dans le sondage entre la connaissance des DCAFR ou des RCAS. Cette enquête donne donc un aperçu de la connaissance générale qu'avaient les Canadiens des directives de consommation d'alcool à la suite de la publication des Repères canadiens sur l'alcool et la santé.

Sexe et genre

Pour participer, les personnes interrogées devaient révéler leur genre à la naissance afin de garantir la représentativité de l'échantillon. Ils n'étaient pas obligés de divulguer leur genre, mais 75 % d'entre eux ont choisi de le faire. C'est ce qui explique que l'échantillon utilisé pour les analyses en fonction du sexe (n = 9 812) soit plus large que celui utilisé pour les analyses en fonction du genre (n = 7 398).

Les données relatives aux répondants transgenres et non binaires ne sont pas ventilées par sexe comme c'est le cas pour les hommes et les femmes. Cela est dû à la petite taille de l'échantillon, à la nécessité de protéger l'anonymat des répondants et d'éviter des estimations de mauvaise qualité. Les répondants transgenres et non binaires sont inclus dans les analyses de l'échantillon dans son ensemble et par âge, sexe et statut de consommation d'alcool.

Surreprésentation des consommateurs d'alcool

Le SSPMA visait à rejoindre un quota précis en ce qui a trait à la consommation d'alcool, 75 % des répondants ayant déclaré avoir consommé de l'alcool au cours des 12 derniers mois, contre 25 % qui n'en avaient pas consommé. Ce quota est basé sur les données de l'Enquête canadienne sur la consommation d'alcool et de drogues 2019Footnote 4. Finalement, 85 % de l'échantillon final a déclaré avoir consommé de l'alcool au cours des 12 derniers mois, contre 15 % qui n'en ont pas consommé, ce qui indique une certaine surreprésentation des consommateurs d'alcool. Cette surreprésentation pourrait être attribuable au biais d'autosélection, le titre de l'enquête ayant pu attirer des personnes davantage intéressées à discuter de questions liées à l'alcool parce qu'elles en consommaient.

Évaluation de la littératie en santé

Dans l'échantillon du SSPMA, 20 % des répondants ont été identifiés comme ayant un niveau de littératie en santé faible ou possiblement faible dans l'adaptation canadienne de l'outil d'évaluation de la littératie en santé Newest Vital SignFootnote 5. Des recherches antérieures estiment que 60 % des Canadiens ont un faible niveau de littératie en santéFootnote 6. Les estimations pour l'ensemble de l'échantillon doivent être interprétées avec prudence, car les personnes ayant un niveau de littératie en santé adéquat sont surreprésentées. Pour connaître les résultats par niveau de littératie, veuillez consulter le rapport archivé.


Remerciements

Le Sondage sur la sensibilisation du public aux méfaits liés à l'alcool (SSPMA) a été réalisé par Nanos Research pour le compte de Santé Canada.


Citation suggérée

Santé Canada. (2024). Sondage sur la sensibilisation du public aux méfaits liés à l'alcool 2023 [Résumé Web]. Infobase Santé. Consulté le [votre date de consultation] à https://sante-infobase.canada.ca/sondage-mefaits-associes-alcool/

Références

Footnote 1

Paradis, C., P. Butt, K. Shield, N. Poole, S. Wells, T. Naimi, A. Sherk et les groupes d'experts scientifiques des Directives de consommation d'alcool à faible risque. (2023). Repères canadiens sur l'alcool et la santé : rapport final. Ottawa (Ont.), Centre canadien sur les dépendances et l'usage de substances.

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Footnote 2

Butt, P., D. Beirness, F. Gliksman, C. Paradis et T. Stockwell (2011). L'alcool et la santé au Canada : résumé des données probantes et directives de consommation à faible risque. Ottawa (Ont.), Centre canadien sur les dépendances et l'usage de substances.

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Footnote 3

Shield, Kevin D., Charles Parry et Jürgen Rehm. « Chronic diseases and conditions related to alcohol use », Alcohol research: Current Reviews 35.2 (2014): 155.

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Footnote 4

Santé Canada. (2019). Enquête canadienne sur l'alcool et les drogues (ECAD) : sommaire des résultats pour 2019. Consulté le 29 août 2023.

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Footnote 5

Mansfield, E. D., R. Wahba, D. E. Gillis, B. D. Weiss et M. L'Abbé. (2018). « Canadian adaptation of the Newest Vital Sign©, a health literacy assessment tool », Public Health Nutrition, 21(11), 2038-2045.

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Footnote 6

La Littératie en santé au Canada : une question de bien-être 2008. Ottawa, 2008, page 10. Consulté le 29 août 2023.

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