Blogue de données

Voici notre blogue de données, une nouvelle façon de découvrir nos données de santé publique, en plus d'avoir les dernières nouvelles sur nos publications à venir.

En quoi la COVID-19 a-t-elle eu une incidence sur l’accès aux services de santé liés aux infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS), y compris les services de réduction des méfaits, pour les personnes qui consomment des drogues ou de l’alcool au Canada? Publié: ()

La pandémie de COVID-19 a changé la façon dont les gens qui consomment des drogues ou de l’alcool au Canada ont accès aux services de santé. Afin de mieux comprendre comment la pandémie COVID-19 a eu une incidence sur l’accès aux services de prévention, de dépistage et de traitement des ITSS, ainsi qu’aux services de réduction des méfaits pour les personnes qui consomment des drogues ou de l’alcool, l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) a mené une enquête anonyme en ligne en janvier et février 2021. L’enquête a porté sur toute personne âgée de 18 ans ou plus qui vivait au Canada et qui s’est identifiée comme une personne qui a consommé de la drogue, de l’alcool ou du cannabis au cours des six derniers mois. Au total, 1 034 personnes de partout au Canada ont participé.


Icône un groupe de personnes

1 034 participants

1/2

Un peu plus de la moitié d’entre eux avaient moins de 40 ans

8 sur 10

85 % se sont identifiés comme Blancs

Moins d’une personne sur dix s’est identifiée de la façon suivante :

  • Premières Nations, Métis ou Inuits (9 %)
  • ou Noir (3 %)
  • ou Asiatiques du Sud (3 %)

7 sur 10

70 % vivaient avec leur famille au moment de l’enquête

1 sur 5

20 % vivaient seuls au moment de l’enquête

1 sur 10

9 % vivaient dans des logements précaires ou inadéquats


Icône un cerveau dans un crâne

Santé mentale et mieux-être

1/4

24 % ont déclaré que leur santé mentale était excellente ou très bonne au moment de l’enquête

<2/10

16 % ont déclaré que leur santé mentale était mauvaise au moment de l’enquête

6/10

60 % ont déclaré que leur état de santé mentale était pire depuis le début de la pandémie de COVID-19

2/3

66 % des personnes qui ont tenté d’avoir accès aux services de santé mentale n’ont pas toujours pu avoir accès à ces services


Icône une maison

Sécurité financière et alimentaire

1/3

32 % ont déclaré des heures et/ou une rémunération réduite, ou ont dû cesser de travailler depuis le début de la pandémie de COVID-19

1/3

36 % ont signalé une incidence majeure ou modérée de la pandémie de COVID-19 sur la capacité de payer les factures

4/10

42 % ont connu l’insécurité alimentaire depuis le début de la pandémie de COVID-19


Icône un graphique à barres

La consommation de drogues et d’alcool et leur consommation accrue depuis le début de la pandémie de COVID-19

9/10

89 % ont déclaré consommer de l’alcool, dont 57 % en ont augmenté la consommation

2/3

68 % ont déclaré avoir consommé du cannabis, dont 61 % en ont augmenté la consommation

<2/10

  • 19 % ont déclaré avoir consommé de la cocaïne ou du crack, dont 45 % en ont augmenté la consommation
  • 15 % ont déclaré utiliser de l’amphétamine, de la méthamphétamine ou de la méthamphétamine en cristaux, dont 52 % en ont augmenté la consommation
  • 13 % ont déclaré utiliser des opioïdes, dont 57 % en ont augmenté la consommation

Icône deux mains protégeant un groupe

Incidence de la COVID-19 sur l’accès aux services liés aux ITSS

1/2

50 % des personnes vivant avec le VIH ont éprouvé des difficultés à accéder à un fournisseur de soins ou à une clinique du VIH depuis le début de la pandémie de COVID-19

Les participants ont signalé des difficultés à accéder aux services liés aux ITSS :

  • Dépistage du VIH : 50 % n’ont pas toujours pu accéder
  • Test de l’hépatite C : 48 % n’ont pas toujours pu accéder
  • Autres tests d’infection transmise sexuellement : 57 % n’ont pas toujours pu accéder
  • Programmes de distribution des aiguilles et des seringues : 58 % n’ont pas toujours pu accéder
  • Centres d’accueil pour les consommateurs de drogues : 84 % n’ont pas toujours pu accéder
  • Services de vérifications des drogues : 83 % n’ont pas toujours pu accéder
  • Formation au naloxone : 50 % n’ont pas toujours pu accéder

Principales raisons pour lesquelles certaines personnes n’ont pas pu accéder aux services liés aux ITSS :

  • Réduction des heures d’exploitation ou de fermeture du service
  • Difficulté à obtenir un rendez-vous
  • Difficulté d’accès au service en raison des mesures de santé publique liées à la COVID-19
  • Craintes, préoccupations liées à la stigmatisation, à la discrimination ou à la violence ou expériences de celles-ci.

Remerciements

Cette mise à jour du blogue de données et le succès de l’enquête ne seraient pas possibles sans la collaboration du groupe de travail national d’experts dirigé par l’Association canadienne des personnes qui utilisent des drogues (CAPUD). Le groupe de travail d’experts était composé de personnes ayant une expérience passée ou présente de la consommation de drogues, de personnes appartenant à des communautés africaines, antillaises, noires (ACB), autochtones et 2SLGBTQIA+, d’organisations communautaires offrant des services liés aux ITSS, d’institutions universitaires et de groupes de défense des droits. Les auteurs remercient Natasha Touesnard et Matthew Bonn pour leur examen des conclusions. Les auteurs remercient les participants de leur contribution.

Citation suggérée

Enquête sur l’incidence de la COVID-19 sur l’accès aux services de santé liés aux ITSS, y compris les services de réduction des méfaits chez les personnes qui consomment des drogues ou de l’alcool au Canada. Agence de la santé publique du Canada, Centre de la lutte contre les maladies transmissibles et les infections. 2021.


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